Après
un assez rapide processus de sélection qui
aura vu les grands ports européens multiplier
les efforts pour séduire le Defender suisse,
la ville de Valence a été désignée
"Sede de la Copa del América".
Un choix critiqué au début de la compétition
compte tenu d'une météo assez peu
propice mais, dès lors que tout est rentré
dans l'ordre, tous ont reconnu que la 32e Coupe
restera comme une grande cuvée.
Ayant
annoncé que leur principal objectif était
de moderniser l'America's Cup, les suisses ont sans
aucun doute possible fait changer l'évènement
de dimension.
Très critiqués pour cela par les traditionnalistes
de la Coupe et par certains puristes en dénonçant
le caractère excessivement "commercial",
ils ont pris la main sur toute l'organisation et initié
de nombreuses innovations (notamment des Acts préliminaires
de l'America's Cup que personne ne semble vouloir
supprimer).
Même
si on n'a pas atteint les vingt challengers annoncés
dans l'euphorie de la victoire de 2003, pas mois de
onze syndicats sont venus tenter leur chance à
Valence.
Du fait de très importantes différences
de budget, ces onze équipes ont cependant très
vite été classées en trois divisions
quasiment étanches les unes aux autres.
Conçus
après une 28e America's Cup de sinistre mémoire,
les Class America auront atteint leur apogée
à Valence.
Au terme de leur cinquième tour de piste, ils
ont atteint le chiffre de 100 unités construites
(le 13 n'ayant jamais été donné)
et la maîtrise de leur jauge par les différents
designers aura permis des duels d'anthologie.