Depuis 1983, l'America's Cup commence
par une sélection du meilleur des challengers
baptisée "Louis Vuitton Cup". Le
vainqueur de ces sélections jouira seul du
droit de tenter d'arracher son titre à Alinghi,
actuel Defender.
Comme à Auckland en 2003, la Louis Vuitton
Cup commence (à la mi-avril 2007) par deux
"rounds robin", séries de rencontres où
tous les challengers se rencontrent une fois (soit
vingt duels pour chacun, cent-dix au total), chacune
des victoires apportant deux points.
Si le système est
assez proche de celui de la 31e édition
(deux rounds robin où chaque victoire
apportait un point), d'autres dispositifs
ont marqué les Coupes précédentes
:
-
en 2000, il y avait trois
Rounds Robin, les victoires y rapportant 1,
4 puis 9 points ;
-
en 1995, il y en avait quatre,
où les points attribués étaient de 1, 2, 4
puis 5.
C'est en fait dans la suite de
la compétition que le format retenu à
Valence tranche franchement avec celui des éditions
précédentes, où tout était
fait pour conserver le plus grand nombre de challengers
en compétition le plus longtemps possible.
Sur la base du classement de ces deux rounds robin
et des "points bonus" attribués
au terme des LV Acts (voir ci-dessus), les quatre
meilleurs équipes sont sélectionnées
et disputent ensemble (à partir de la mi-mai
2007) de vraies semi-finales, la première
d'entre-elles disposant du droit de choisir son
adversaire.
Pas de repêchages ni de complexité
inutile à Valence puisque les phases finales
de la compétition (semi-finales, finale de
la Louis Vuitton Cup puis America's Cup) se disputent
par élimination directe, la victoire allant
à la première des deux équipes
ayant engrangé cinq matches de suite.
LES
"LOUIS VUITTON ACTS"
"Notre vision est de construire
un événement d’envergure, qui se déroule sur une
période plus longue, permettant aux partenaires
d’avoir un meilleur retour sur investissement",
expliquait Michel Bonnefous en présentant
la nouvelle organisation à la fin 2003.
Désireux de donner toute sa portée
à l'évènement, les organisateurs
ont instauré un système de "pré-régates",
rendez-vous réguliers qui émaillent
la route de la Coupe à compter de septembre
2004.
Ces treize séries, officiellement baptisées
"Acts", présentent le double avantage
d'offrir une importante visibilité aux sponsors
et d'être intégralement prises en charge
par ACM.
Aux frais de l'organisateur unique de l'évènement,
chacun des candidats se voit ainsi financer le transport
de son bateau et de son équipage dans chacune
des villes retenues pour organiser les pré-régates.
Outre un championnat organisé chaque année,
les rendez-vous des saisons 2005 à 2007 (les
trois rendez-vous de 2004 ne comptent pas) donnent
lieu à un classement est effectué avant
la "vraie" compétition qui, sur la
base d'une pondération croisante des LV Acts,
permet aux challengers d'engranger des "points
bonus" qui seront utilisés durant la Coupe
Louis Vuitton.
La première équipe est créditée de 4 points bonus,
les trois suivantes (classées de 2 à 4) de 3 points,
les trois suivantes (classées de 5 à 7) de 2 points
et enfin les quatre dernières reçoivent un
seul et unique point.
LES
INSCRIPTIONS
La signature d'une version révisée
du Protocole de mars 2003 et la publication des
"Terms of Challenge" avaient ouvert la période des
inscriptions pour les challengers de la 32ème America's
Cup.
Ces deux documents de référence définissaient les
règles, termes et conditions imposés aux équipes
désirant participer à la 32ème America's Cup.
A partir du 26 janvier 2004
et jusqu'au 17 décembre de la même
année, tous les syndicats intéressés
pouvaient déposer un challenge, sous
réserve de verser :
-
un "performance bond"
de 1 million d'euros, sorte de caution liée
à la participation aux différentes
régates et qui sera restituée
après la Coupe (il était de 500.000
USD en 2003 et de 200.000 € en 2000) ;
-
deux chèques (le premier
de 50.000 euros, le second 25.000 dollars)
de participation.
Selon une tradition dorénavant
bien établie, les retardataires disposaient
d'un délai de grâce fixé au
29 avril 2005, cependant assorti du versement d'une
"pénalité" supplémentaire
de 200.000 euros.
Même si les sommes en jeu peuvent sembler
importantes, nul ne pourra contester que tout dans
ces deux textes a été fait pour faciliter
l'entrée de challengers que les suisses ont
toujours affirmé attendre en grand nombre.
Ainsi, et sans aucun doute grâce au travail
d'ACM, les droits d'entrée initialement fixés
à 450.000 euros (non récupérables)
ont été purement et simplement supprimés.
Pour mémoire, ils étaient de 100.000
$ en 2000 et 150.000 $ en 2003. Une économie
substantielle donc qui n'aura certainement pas été
pour rien dans l'émergence de nouveaux syndicats.