Refusant le choix de San Diego où les bases
étaient dispersées tout le long de
la côte, les organisateurs kiwis des 30e et
31e éditions ont fait le choix de créer
un espace unique où serait concentré
tout le petit monde de la Coupe.
Le Viaduct Basin (officiellement nommé "America's
Cup Village") et ses 4,2 millions de visiteurs
aura sans aucun doute été l'un des
éléments clés du succès
de la compétition.
Une recette qu'AC Management avait fait dogme pour
cette 32e Coupe et, à Valence comme chez
ses concurrents, un élément essentiel
du dossier était la capacité à
mettre à disposition des organisateurs un
nouveau Viaduct Basin.
Une contrainte qui coïncidait pleinement avec
les projets de la mairie de Valence, lancée
depuis plusieurs années dans une totale refonte
du port et de ses anciennes zones industrielles.
Le coeur de la Coupe 2007 sera donc la "Dársena
Interior" (officiellement baptisée "America's
Cup Port"), bassin circulaire situé
au fond du port où des travaux importants
ont été lancés dès 2004
pour tenir toutes les promesses faites aux organisateurs.
Pour éviter une longue et peu télégénique
traversée du port, un canal de 800 mètres
de long (pour 80 de large) a été ouvert
au nord du bassin qui relie directement la Dársena
Interior au plan d'eau et permet ainsi aux Class
America d'être opérationnels en quelques
15 minutes (contre 3/4 d'heures à Auckland).
A proximité immédiate des bases, une
succession de cafés, restaurants et autres
espaces de loisirs permettra de suivre la Coupe
jusque tard dans la nuit. Assis à une terrasse,
on pourra y observer le travail sur les bases et
suivre les allées et venues des équipages.
LE
PLAN D'EAU
"Le Golfe de Valence est considéré
comme l'un des meilleurs sites de voile européen,
notam- ment grâce à une brise de mer
constante toute l'année".
Une simple phrase sur le site Internet du comité
valencien qui semble avoir été faite
sienne par ACM qui compte sur les brises locales
pour éviter les reports en chaînes
qui avaient émaillés la 31e Ameri-
ca's Cup.
Valence est balayé par trois vents principaux, le
Garbi du sud-est, le Garell du nord-est et la tramontane
du nord.
"Dans le pire des cas, nous ne manquerons qu'une
journée de régate à cause du vent contre cinquante
la dernière fois à Auckland", affirmait ainsi
Michel Bonnefous, directeur d'ACM (America's Cup
Management), lors de la désignation de Valence.
Au risque d'une certaine monotonie cependant. "Sur
le plan sportif ce ne sera peut-être pas très passionnant
pour nous", expliquait ainsi Bertrand Pacé
à Genève. "Tout se jouera sur
les départs, sur la vitesse."
Second point important du dossier, l'idée
d'un "stade de la voile" mis en avant
par Ernesto Bertarelli.
La proximité de la côte, l’absence d’obstacles sous-marins,
l’inexistence de courants marins et une excellente
visibilité (moins de 4 jours de brouillard par an)
font du Golfe de Valence l’un des lieux les plus
propices aux régates en Europe.
Plus important encore, Valence bénéficie
d'un tombant extrêmement rapide qui devrait
permettre aux nombreux spectateurs attendus de suivre
les régates allongés sur les plages
de la Malvarrosa (au nord) ou de El Saler (au sud).
"A Valence on peut placer la marque sous le
vent à 3 mètres de la plage", pouvait ainsi
affirmer le représentant valencien le jour
de l'attribution de la Coupe à Valence.