"D'une façon ou d'une autre,
je serais à Auckland pour la prochaine Coupe,"
déclare John Kostecki qui, malgré la
confirmation de l'abandon définitif du syndicat
allemand, affirme garder bon espoir d'être présent
à Auckland lors de la prochaine Coupe.
Le problème essentiel du skipper américain
est qu'il a été enregistré comme
un allemand et que, malgré le travail de ses
avocats, il devrait lui être difficile de pouvoir
passer outre le XXXIe Protocole.
Abandon
définitif du Team Illbrück
(16/04/02) (source
: NZ
Herald)
Malgré l'annonce du retrait de son principal
sponsor, l'entreprise allemande de Michael Illbrück,
une lueur d'espoir subsistait de voir à Auckland
le premier syndicat allemand de l'histoire de la Coupe.
Aujourd'hui, le Dusseldorfer Yacht Club, sous les
couleurs duquel le challenge allemand avait été
déposé, a notifié au Challenger
of Record Committee et au Royal New Zealand Yacht
Squadron, l'abandon définitif de la campagne
allemande pour 2003.
Malgré les efforts de Glenn Bourke et de Mickael
Illbrück lui-même, aucun repreneur sérieux
n'est apparu pour remettre le syndicat allemand sur
les rails et permettre une Louis Vuitton Cup à
dix.
L'aventure allemande n'est cependant pas terminée
puisque l'homme d'affaires conclu sur une note optimiste
: "Même s'il est évidemment décevant
de ne pas réussir à présenter
ensemble un syndicat pour la prochaine America's Cup,
nous conservons bon espoir de parvenir à être
présent sur un programme à plus long
terme."
Interviewé par Yacht.de pour la première
fois depuis l'arrêt de la campagne allemande,
Michael Illbrück fait son autocritique et explique
les raisons de cet échec.
"Je suis le seul responsable. J'ai tout saboté,"
indique l'homme d'affaire allemand. "Dès
le début , nous en avons trop demandé
sans accepter de renoncer à nos bateaux bateaux
verts et à la ligne Illbrück. Aujourd'hui,
il est facile de mesurer comme tout cela était
irréaliste en terme de marketing."
A cela vient s'ajouter que l'agence en charge de trouver
les sponsors s'est trouvée à travailler
sur des bases inadéquates. " Nous demandions
des budgets annuels quatre à cinq fois plus
élevés que ce qui nous était
nécessaire", explique Michael Illbrück
qui n'écarte pas cependant l'idée de
travailler à un nouveau projet pour la XXXIIe
America's Cup.
Ce qu'il souhaite dans ce cadre, c'est mettre sur
pied une écurie basée sur le modèle
de McLaren-Mercedes. " Nous apportons notre savoir-faire
et nous offrons notre bateau comme support media mais
nous n'apportons plus d'argent au projet".
Pour la Coupe 2002/2003, le projet n'est cependant
pas encore définitivement enterré et,
comme l'indique Dyer Jones (membre du New York Yacht
Club et Regatta Director de la Louis Vuitton Cup),
il y a toujours dix syndicats inscrits.
"Sur ce que nous savons, le Team Illbrück
est entièrement concentré sur une victoire
dans la Volvo Ocean Race et ils ont annoncé
que leur projet pour la Coupe de l'America dépendait
de l'arrivée de fonds additionnels. Reste que
le Illbrück Challenge représente le Dusseldorf
Yacht Club et que le Défi déposé
par ce dernier reste pleinement valide. Donc, jusqu'ici,
nous continuons à travailler sur la base d'une
Coupe à dix challengers".
Après que Mickael Illbrück, initiateur
et leader du syndicat allemand, ait annoncé
que son entreprise se retirait de la Coupe, Glenn
Bourke a décidé d'entretenir la flamme
du projet. Directeur exécutif de l'équipe,
l'australien affirme que l'espoir demeure alors
que les structures de l'équipe sont déjà
en place (V. ci-dessous).
Dans la réalité, on s'aperçoit
que la somme manquante pour clore le budget est
évaluée au minimum à 15 millions
d'euros, soit l'apport d'Areva au Défi français.
Une somme assez importante lorsque l'on sait que
les équipiers de Pierre Mas ont mis plus
de deux ans pour boucler leur budget.
Du côté de l'Allemagne, les signes
s'acumulent d'une marche vers la liquidation des
avoirs de l'équipe. Si la construction du
GER-68, le Class America qui aurait du être
barré par John Kostecki, n'a officiellement
été qu'interrompue à Brême,
la commande d'un mât en carbone a elle été
purement et simplement annulée...
Des signes assez peu encourageants alors que toutes
les références à l'America's
Cup ont été supprimées du site
du syndicat allemand (illbruck-challenge.com).
Qui
peut encore sauver Illbrück ?
(13/03/02) (source
: madforsailing.com)
Glenn Bourke, directeur exécutif
du Illbruck Challenge fait une dernière tentative
pour sauver le syndicat allemand de la disparition
complète.
A peine arrivé à Brême, dans le
nord de l'Allemagne, il explique à Madforsailing
"nous espérons encore que quelqu'un nous
jette une bouée de sauvetage alors que le projet
est à 80 % achevé".
De fait, la situation doit être d'autant plus
frustrante que le syndicat allemand était très
avancé dans sa préparation, avec notamment
un IACC à trois semaines de l'achèvement.
"La coque et le pont ont été assemblé
et GER-68 ressemble déjà à un
Class America", explique le reponsable australien.
Refusant encore de renoncer, il explique que le Team
allemand conserve encore 10 % de chances de continuer,
dans une forme ou une autre. "Nous comptons sur
des médias comme madforsailing pour faire entrendre
notre message et faire qu'un quelconque repreneur
se déclare.
"Nous avons encore l'équipement et les
hommes mais, si d'ici à deux semaines rien
ne se passe, chacun se tournera vers d'autres projets
et la dynamique du syndicat sera brisée".
A suivre ...
Le
Illbrück Challenge déclare forfait
(12/03/02) (source
: yacht.de)
A la fin janvier, Michael
Illbrück faisait connaître ses craintes
quant au futur du tout premier syndicat allemand.
Aujourd'hui, l'industriel fait savoir que la partie
s'arrête et que le Illbrück Challenge cesse
toutes ses activités liées à
la Coupe.
Rappelant que, compte tenu de l'inflation des coût
initiées par les milliardaires, son entreprise
n'avait plus les capacités pour soutenir un
syndicat, il explique que la recherche de partenariat
est finalement un échec.
"Nous
n'avons pas encore l'argent"
(07/03/02) (source
: yacht.de)
Lundi, le Sport Telegraph expliquait qu'on attendait
du Illbruck Challenge qu'il confirme avoir trouver 3
millions de livres, permettant ainsi à la Volvo
Ocean Race Team d'enchaîner sans délai
sur la campagne de l'America's Cup.
Interviewé par Yacht.de, John Kostecki, skipper
du syndicat allemand, explique que les choses ne sont
pas encore réglées. "Jusqu'ici, nous
n'avons pas encore l'argent pour l'America's Cup, mais
nous gardons bon espoir" explique t'il.
"Nous avons une équipe de très haut
niveau et un bateau quasiment terminé. Ce serait
trop désespérant pour nous, et pour l'ensemble
des allemands si nous étions amenés à
renoncer à participer aux régates de la
Coupe".
Des
nuages sur le Team Illbrück (31/01/02) (source : Yacht.de)
En janvier 2001, le lancement du premier
syndicat allemand de l'histoire de la Coupe s'était
fait dans l'enthousiasme. Mickael Illbruck, l'entrepreneur
à l'origine du syndicat annonçait que
sa société pouvait prendre 90 % du budget
nécessaire.
Un an plus tard, alors que la surenchère des
grands syndicats est venu bouleverser la donne, le ton
est nettement différent. Après que la
Volvo lui ait déjà ponctionné 2
% de son chiffre d'affaires, la société
allemande semble avoir atteint ses limites.
Bien que la construction de son IACC 2003 soit bien
avancée à Brême, Mickael Illbruck
annonce qu'il se donne jusqu'à avril pour trouver
des partenaires. Dans le cas contraire, il faudra attendre
la XXXIIe Coupe...
Glenn
Bourke à la tête du Team allemand (10/04/01) (source : Yacht.de)
Ancien tacticien du One Australia,
finaliste malheureux de la LVC 1995 (face au TNZ) et
ancien équipier du Kookaburra '87, Glenn Bourke vient
de démissionner du poste actuel de directeur du Cruising
Yacht Club of Australia qu'il occupait depuis les derniers
JO.
A partir du mois de mai, date prévue de son arrivée
à Leverkusen, Bourke occupera les fonctions de directeur
du Team allemand.