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Une bataille n'est certes pas
la guerre mais ces quelques jours de régates valenciennes
permettent cependant de faire un premier point sur
l'avancement des différents syndicats.
Vainqueur de la saison 2004, le Team New Zealand
a confirmé durant ce mois de juin qu'il s'était
remis en situation de ramener le précieux trophée
à Auckland. Seconds derrière Alinghi dans la partie
match-race de l'épreuve, les kiwis finissent troisième
des régates en flotte et sont donc en tête du classement
des challengers.
"Si l'America's Cup avait lieu demain, c'est nous
qui affronterions Alinghi, qui nous battrait", relativise
cependant Grant Dalton, managing director du syndicat
néo-zélandais. Il est vrai que tous les commenteurs
s'entendent pour reconnaître que, malgré le départ
de Russell Coutts, les suisses ont su conserver
une longueur d'avance.
Vainqueur du LV Act 4 et second la semaine suivante,
l'équipe d'Ernesto Bertarelli est effectivement
solidement en tête du "Louis Vuitton ACC Championship",
le championnat qui, à côté de la compétition des
challengers, désignera chaque année le meilleur
syndicat.
A côté de ces deux leaders, on notera tout à la
fois la très correcte prestation du Luna Rossa Challenge
(qui, à quelques points du Team NZ, semble avoir
trouvé un nouveau rythme) et la contre-performance
du BMW Oracle Racing.
Multimilliardaire et alignant une impressionnante
brochette de stars, le syndicat de Larry Ellison
n'a jamais réellement brillé durant ces quelques
jours de compétition.
Si le skipper John Kostecki se réjouit officiellement
d'avoir "beaucoup appris", il y a gros à parier
qu'une place de quatrième est loin des objectifs
assignés à l'équipage du challenger of record.
"Dans les duels entre les meilleures équipes, l'erreur
ne pardonne pas. Un mauvais départ, une option hasardeuse
d'un côté ou de l'autre du plan d'eau, hypothèque
de manière irrémédiable les chances de succès",
explique de son côté le français Laurent Esquier,
débauché du Prada Challenge italien, qui abonde
dans le sens de Grant Dalton à propos d'Alinghi.
"Le Defender possède un petit plus qui lui permet
de gagner les courses. Il commet moins d'erreurs
que les autres. Alinghi, jusqu'à preuve du contraire,
c'est notre modèle à tous. Sa force n'a pas changé.
Il navigue aujourd'hui comme il naviguait hier.
Sans faiblesse".
Derrière, les huit autres équipes engagées étaient
manifestement dans l'impossibilité d'exister ces
quatre "grosses écuries" qui forme une nette première
division mais les mois à venir pourrait changer
la donne. "Nous allons procéder à des modifications
pour les prochains Acts de la saison 2005", explique
ainsi Luc Gelluseau, directeur des opérations d'un
China Team bien peu brillant.
"Une plus grande surface de voile ( 20 m2 de plus
sur la grand voile et le génois) et si possible
une nouvelle quille. Les améliorations pour 2006
prévoient un nouveau mât (80 kg plus léger) et un
nouveau bulbe (d'un plus petit volume, d'1 tonne
plus léger). Notre objectif est d'avoir un bateau
rapide l'année prochaine à Valencia".
Son de cloche assez proche chez les autres concurrents
qui pointent tous le travail restant à effectuer
et la marge de progression considérable - pour le
bateau comme pour l'équipage - qu'offrent ces trois
années de compétition.
Prochaine étape, Malmö en Suède, fin août prochain
et, à n'en pas douter, l'équipage de Victory Challenge,
tentera, à domicile, de confirmer les excellentes
dispositions valenciennes.
Outre les suédois qui sont passés très prêts d'une
victoire dans le cinquième LV Act, le Desafio Español
et le Mascalzone Latino-Capitalia Team affichent
des ambitions accrues après avoir chacun remporté
une régate lors de l'Acte 5.
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