Les
recommandations de Jacques Rogge (13/12/02) (source
: NY
Times)
Président du Comité
olympique International et fort de trois participations
au Jeux Olympiques, le belge Jacques Rogge se faisait
sans doute une fête d'être 17ème
homme à bord du SUI 64 dans le quatrième
duel entre Alinghi et Oracle.
Si, comme tout le monde, il a été contraint
de rester à quai pour cause de vent trop violent,
son passage à Auckland aura cependant été
l'occasion d'exprimer quelques opinions personnelles
sur la Coupe et, d'abord, sur les très fréquent
reports constatés lors de cette XXXIe Edition.
"Je comprends les contraintes que s'imposent
pour les challengers qui cherchent à courir dans les
mêmes conditions qu'en février," explique
t'il. "Cependant, c'est quand même dommage
de voir que de tels bateaux ne peuvent pas sortir
dans un vent de 25 noeuds".
Interrogé par des journalistes, le président
du CIO a été plus loin et a suggéré
nombre de modifications qui, selon son analyse, favoriserait
l'essor d'une compétition qui prétend
rivaliser avec les Jeux ou la Coupe du Monde de football.
"La Coupe a besoin d'une instance indépendante
et neutre pour réglementer son organisation",
explique t'il. "Nous sommes aujourd'hui
dans une situation ambivalente où le Defender essaie
d'accumuler autant de prérogatives que possible et
où les challengers essaient de se regrouper contre
lui. Un organe indépendant pourrait décider du format,
des dates ou des bateaux. Il pourrait aussi juger
les conflits".
Compte tenu des facilités qu'offre le Deed
of Gift et, notamment le principe du "consentement
mutuel", une telle modification ne devrait pas
être trop complexe à mettre en oeuvre
du strict point de vue juridique.
Un des autres problèmes mis en avant par Jacques
Rogge a été la tradition selon laquelle
la Coupe suit écessairement le tenant du titre,
celui-ci étant exempt de régate jusqu'à
la fin de la Louis Vuitton Cup.
"Ne pas savoir aujourd'hui où et quand se
déroulera la prochaine Coupe est quelque chose que
vous ne verriez dans aucun autre sport," conclue
le belge. "Du point de vue sportif, ce n'est
peut être pas primordial, mais pour les sponsors
ou les télévisions, qui ont besoin de cela pour populariser
le yachting dans le monde entier, il est indispensable
de connaître ces informations à l'avance".