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En se référant aux déclarations
qu'avaient faites Craig McCaw peu avant le début
de la Louis Vuitton Cup, on pouvait penser que la
victoire de la Suisse assurait une seconde participation
du syndicat de Seattle.
Le milliardaire américain avait en effet
conditionné un nouveau départ sous
la réserve que la Coupe la Nouvelle-Zélande
et qu'elle soit modernisée. La première
condition est remplie, la seconde devrait l'être
également si on en croit les diverses rumeurs
qui circulent actuellement.
OneWorld peut d'autant plus prétendre à
une place dans le future qu'il est l'un des rares
qui peut se vanter d'avoir infligé une défaite
au SUI 64 (lors de la deuxième journée
de la compétition).
Mais voilà, les choses ne sont pas aussi
simples et, loin de l'extraordinaire enthousiasme
manifesté par son compatriote Larry Ellison,
Craig McCaw ne semble aussi certain de vouloir appuyer
une seconde campagne.
Il semblerait d'ailleurs que, tout meilleur ami
qu'il soit devenu, le PDG d'Oracle n'était
pas le premier choix de Ernesto Bertarelli. McCaw
se serait vu proposer le statut envié de
challenger of Record mais l'aurait purement et simplement
refusé.
Du côté de Paul Allen, second bailleur
de fonds de OneWorld, l'aventure semble bel et bien
terminée. Le cofondateur de Microsoft ayant
depuis longtemps fait connaître qu'il ne reviendrait
pas.
On peut le comprendre. Tenu un peu à l'écart
durant les premiers mois de la Louis Vuitton Cup,
son seul déplacement en Nouvelle-Zélande
lui à donner le très médiocre
privilège de voir son équipe battue
4 à 0 par Oracle, l'équipe dirigée
par son ennemi personnel.
Bout à bout, ces éléments augurent
mal d'un OneWorld Challenge 2007 et, si on en croit
le porte-parole du syndicat Bob Ratliffe, les choses
sont effectivement assez mal engagées.
"Je ne vois qu'une très petite chance
de nous revoir soutenus à nouveau sous les
couleurs de OneWorld par les mêmes propriétaires",
affirme t'il. "Je ne crois pas que ça
aura été une mauvaise expérience
pour Craig et Paul, même si gagner aurait
bien sûr été meilleur".
Dès lors croit savoir le porte-parole
de OneWorld, "Craig étudie toutes les
options qui se présentent". Et elles
sont nombreuses.
La première serait sans doute de s'inscrire
dans un nouveau projet, en cherchant des investisseurs
capables de se substituer à Paul Allen. C'est
encore loin d'être une issue impossible à
imaginer.
"Craig attache beaucoup d'importance à
ce qu'il y ait une équipe américaine
capable de briller aux côtés de celle
de Larry Ellison", explique Ratliffe. "Il
souhaiterait en faire partie ou, au moins, mettre
les actifs de OneWorld à sa disposition".
Reste qu'une vente pure et simple des actifs du
syndicat serait sans aucun doute une opération
tout à fait profitable. Alors que plusieurs
concurrents potentiels cherchent des bateaux pour
commencer leur campagne, USA 65 et 67 sont sans
aucun doute des biens très convoités.
Compte tenu que ses marins ne sont sous contrats
que jusqu'à la fin du mois et que le mercato
bat déjà son plein à Auckland,
une décision rapide est en tout état
de cause nécessaire".
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