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UNE ERE NOUVELLE POUR L'AMERICA'S CUP
      
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  L'America's Cup 2007 est sur les rails (23/09/03)
 
(source : Libération)
"Dans le monde du sport, l’America’s Cup reste très en retard et n’est pas considérée comme un événement rentable et digne d’intérêt pour les grandes multinationales, les télévisions et les médias", déclarait Gary Wright, le directeur exécutif de OneWorld, après la victoire d'Alinghi en mars dernier.

Un diagnostic qui semble avoir été pleinement partagé par Ernesto Bertarelli qui a confié à son ami d'enfance Michel Bonnefous - par ailleurs ancien directeur exécutif du syndicat vainqueur de la Coupe - le soin de piloter AC Management. Une structure entièrement dédiée à faire de l'America's Cup un évènement comparable aux Jeux olympiques ou à la Coupe du monde de football.

"L'idée générale était de séparer l'équipe sportive qui défend le trophée (Alinghi) de l'organisation commerciale de la compétition (AC Management)", explique l'interessé. "Après avoir remporté la Coupe de l'America, je désire maintenant en faire un événement moderne et rentable".

Pour ce faire, la recette est simple : appliquer à l'America's Cup la méthode qui a fait le succès d'Ernesto Bertarelli. Méthode qui, on le sait, a commencé par une chasse aux talents.

"L'objectif est de recruter les meilleurs professionnels disponibles sur le marché", déclare ainsi Michel Bonnefous. "Nous avons des spécialistes en marketing événementiel de l'UEFA (Union internationale de football) ou du CIO (Comité international olympique). Mais également des experts en médias, en sponsoring, et des juristes".

Actuellement constituée d'une vingtaine de personne (l'objectif étant d'atteindre les 80/100 durant la compétition), l'équipe compte ainsi dans ses rangs des "pointures" aussi indiscutables que Marcus Hutchinson ou Dyer Jones. Tous deux venus de la Louis Vuitton Cup, ils y étaient respectivement chargés de la communication et de l'organisation des régates.

Il faut dire que les chantiers ne manquent pas pour AC Management, alors que tous les aspects de l'America's Cup sont examinés à la loupe et réévalués à l'aune de l'objectif d'une compétition modernisée.

Un des premiers à s'en rendre compte aura sans aucun doute été le groupe LVMH dont il se confirme qu'il découvre - ici comme ailleurs - les délices d'une véritable concurrence.

"Louis Vuitton est un partenaire historique et logique depuis vingt ans. Mais le coût sera plus élevé qu'auparavant", explique sans ambage Michel Bonnefous. "Nous ne pouvons ignorer les offres de certaines sociétés, comme des marques d'horlogerie suisses qui sont prêtes à mettre le prix pour devenir parrains de l'événement. Louis Vuitton devra donc s'aligner s'il veut rester".

Le grand oeuvre d'AC Management reste cependant la question du choix de la ville hôte, résultat d'une sélection commencée dès le mois de mars dernier et qui devra avoir été conclu d'ici au 15 décembre prochain au plus tard.

"Les quatre villes encore en lice nous ont fait de très belles propositions", déclare à ce propos le genevois. "Mais depuis fin août, la période de création est terminée. Les promesses doivent maintenant devenir réalité. Le ton est donc plus mercantile".

"C'est la réalité des contrats qui désignera la ville hôte", ajoute t-il. "La lenteur dans le processus de décision vient de la nécessité des municipalités de faire valider leurs importantes promesses, surtout au niveau financier. Pour cela, il faut souvent l'accord d'un gouvernement ou d'un parlement, ce qui prend du temps".

Du temps qui, contrairement à ce que l'on pourrait craindre, ne semble pas freiner les ardeurs des futurs challengers.

"Outre Oracle, le syndicat de Larry Ellison avec qui nous travaillons étroitement, je diffuse de l'information aux compétiteurs sérieux", déclare ainsi Michel Bonnefous. "La semaine dernière j'avais Ross Blackman (patron de Team New Zealand) dans ce bureau, et hier je répondais à Paul Cayard".
 
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