Réactions
au "programme" d'Alinghi (27/02/03) (source
: Stuff.co.nz)
Réagissant aux spéculations
sur le "programme" d'Alinghi en cas de victoire,
le Team NZ plaide au contraire pour un maintien de
l'existant.
En analysant les reformes projetées, le directeur
exécutif de l'America's Cup, Tony Thomas, s'est
empressé de donner l'assurance qu'en cas de
victoire de son équipe, la XXXIIe Coupe serait
très similaire à l'actuelle.
Le seul point sur lequel le néo-zélandais
concède une nécessité de changement
est l'organisation commerciale de l'événement
(par une unification des équipes de la Louis
Vuitton Cup et de celles qui interviennent lors du
duel final).
Principal élément retenu par Tony Thomas,
l'idée d'une seule et même organisation
pour toute la compétition, sous le contrôle
des suisses.
"Je ne sais pas ce que les challengers vont
penser d'avoir une série organisée par
le defender ... mais je pense que ça a certainement
un sens au plan commercial", affirme t'il.
"Du côté sportif par contre,
si vous êtes traditionnaliste, les challengers
disputent leur série et le defender la sienne,
c'est comme ça que ça marche depuis
plus de 150 ans", affirme t'il, oubliant
fort à propos que c'est seulement en 1970 que
sont apparus les défis multiples.
"Je pense que les gens font des propositions
mais qu'ils ne comprennent pas nécessairement
ce sport, c'est une épreuve conduite par les
challengers", conclu le néo-zélandais.
"Quand la Coupe est venue en Nouvelle-Zélande,
elle a changé et en mieux".
Selon Tony Thomas, l'idée de limiter la compétition
entre challengers cache en fait un calcul de la part
d'Alinghi, l'idée étant de faire que
l'adversaire du defender arrive avec moins de compétition
derrière lui (donc moins bien préparé).
Bien sûr exempt de telles dérives, le
Team New Zealand a quant à lui toujours favorisé
le mouvement contraire, privilégiant le plus
grand nombre possible de challengers.
Un autre commentaire est venu aujourd'hui du Prince
Albert de Monaco qui, paré de son étiquette
de membre du C.I.O. (Comité International Olympique),
soutient l'idée de faire participer son institution
à la sélection de la ville qui abritera
la Coupe.
Selon le souverain monégasque, les "guidelines"
(lignes directrices) que l'instance suprême
des Jeux utilise pour sélectionner les villes
candidates pourraient en effet être utilement
utilisées par Alinghi.
Le syndicat d'Ernesto Bertarelli a réitéré
sa position de principe : pas de commentaires tant
que la Coupe n'est pas gagnée.