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Sans
surprise, c'est donc la ville espagnole de Valence
qui a été retenue pour acceuillir la 32e Coupe de
l'America pour son retour sur le Vieux continent
après plus de 150 ans d'absence.
Depuis
longtemps, Valence était le nom le plus communément
cité mais, selon Michel Bonnefous, le directeur
général d'America's Cup Management, les détenteurs
de la Coupe ont attendu "mercredi matin pour arrêter
leur choix".
C'est un peu avant midi que Pierre-Yves Firmenich,
le président de la Société nautique de Genève a
annoncé le nom de l'heureuse élue devant un parterre
de 300 invités, parmi lesquels plusieurs
stars de la Coupe (Dennis Conner, Chris Dickson,
Brad Butterworth, Jochen Schuemann...).
"C'est la combinaison de l'ensemble des critères
qui ont fait la différence", a expliqué
Miche Bonnefous. "Un des 'plus' de Valence est
la proximité entre le futur Village de la Coupe
et le lieu des régates. Il y a l'esprit du stade
de voile que l'on souhaitait avec une régularité
des vents et la possibilité d'amener le public près
de l'événement."
"A Valence, les vents sont constants et
réguliers. Nous avons la garantie de naviguer tous
les jours", a encore souligné le directeur d'ACM,
rappelant de nombreuses fois que le critère
central était la qualité sportive.
L'Espagne, à l'image du roi Juan Carlos, grand amateur
de voile, a évidemment accueilli mercredi
avec "une immense joie".
De son côté, la ville de Cascais a
accueilli avec d'autant plus de déception qu'elle
a longtemps été donnée grande
favorite. L’annonce a été accueillie par un «Oh!»
de déception suivi d’un long silence au Club naval
de Cascais, où étaient rassemblées plusieurs centaines
de personnes pour suivre en direct la retransmission
de la cérémonie.
"Il faut savoir gagner mais aussi accepter
la défaite", a déclaré Antonio Capucho,
maire de Cascais, petit port de pêche et de tourisme
au large duquel se seraient déroulées les régates
si la candidature portugaise avait été retenue.
M. Capucho a adressé ses félicitations à la ville
gagnante.
Amertume et déception étaient également
de mise à Marseille qui espérait malgré
tout pouvoir tirer profit de sa situation d'outsider.
"Visiblement, il semblerait que Valence ait fait
des propositions financières plus importantes que
les nôtres", a estimé le maire de Marseille
Jean-Claude Gaudin. "Si on voulait faire
de la Coupe de l'America un événement populaire,
c'est à Marseille qu'il fallait l'organiser. D'autres
arguments ont fait choisir Valence. Bonne chance
aux vainqueurs".
Même son de cloche à Naples où
le secrétaire d'Etat à l'environnement Antonio Martusciello
indiquait que les napolitains étaient "profondément
amers à la suite du choix effectué par le team Alinghi".
"Naples, en dépit de son potentiel et des
extraordinaires ressources climatiques et naturelles
n'a pas obtenu la reconnaissance à laquelle il pouvait
légitimement s'attendre", a ajouté le ministre.
Dès ce soir, la maire de Valence recevait
une délégation à l'aéroport, la ville ayant prévu
de nombreuses festivités pour l'événément. Le trophée
a été exhibé au balcon de la mairie vers 20h30 locales
(19h30 GMT) devant environ 3000 personnes. Les réjouissances
se sont terminées par un feu d'artifice.
Demain, une visite de la ville hôte est prévue
et notamment du site du futur village. Elle sera
suivie d’une conférence de presse qui aura lieu
à 11 heures au Palais des Congrés.
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