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Après avoir arraché leur précieux
trophée aux néo-zélandais,
Alinghi s'offre maintenant le luxe de prendre les
marseillais à contrepied en annonçant
dès cette semaine que leur ville était
parmi les huit préselectionnés pour
organiser la Coupe 2007.
Sans déprogrammer la conférence de
presse prévue pour le 3 avril prochain, Jean-Claude
Gaudin a ainsi été contraint de se
dévoiler dès vendredi, affirmant très
fort sa conviction des chances phocéennes
dans une compétition qui s'annonce difficile.
"Marseille aime les grands défis et l'a
montré à plusieurs reprises, notamment avec la Coupe
du monde de foot", commentait t'il à
l'annonce de la nouvelle. "L'un des critères
principaux établis par Alinghi dans le protocole
d'organisation concerne les conditions d'accueil.
Les villes en lice doivent montrer leur capacité
à faire de la Coupe un événement populaire".
Si la capacité de Marseille en la matière
fait effectivement peu de doute, les suisses ont
clairement fait savoir que le premier critère
de sélection sera la capacité à
garantir la qualité sportive de l'évènement.
Pour Jean-Claude Gaudin et les siens, c'est également
un domaine où Marseille dispose d'atouts
conséquents.57 kilomètres de littoral et
une baie exceptionnelle qui se décompose en deux
rades (celle de Marseille au nord et celle d'Endoume
au sud, séparées par l'archipel du Frioul) quioffrent
de fait plusieurs possibilités de plans d'eau pour
les régates.
Si on se réfère aux championnats du
monde de l'année dernière, deux terrains
de jeu avaient été retenus qui avaient
semblé donner toute satisfaction. Un premier
plan d’eau au nord des Iles du Frioul offre l'avantage
de la proximité du Vieux-port (tout en restant
à l'écart du trafic maritime qui passe
par le sud du château d'If), un second est
au sud de la Corniche et permettrait aux spectateurs
de suivrent les régates de la terre ferme.
La semaine dernière, le chef météorologue d'Alinghi
est venu sur place pour étudier, avec le concours
de Météo France, le très particulier régime
des vents marseillais. Une chose à retenir,
les jours de pétole sont rares dans la cité
phocéenne.
Pour ce qui concerne les bases, plusieurs possibilités
sont avancées mais la ville semble privilégier
une démarche proche de celle du Viaduct Basin,
proposant deux anciennes zones industrielles désaffectées
: les 11 hectares de l'Estaque au nord et les 5
hectares du "J4" à proximité
du Vieux-port pourraient permettre de reproduire
en Europe un scénario qui a fait ses preuves
à Auckland.
"On n'a pas toutes les constructions à faire",
se félicite France Gamerre, l'adjointe
au maire déléguée aux affaires maritimes, qui a
fait le voyage à Auckland pour rencontrer
les responsables suisses. "Nous avons déjà
la rade, l'espace naturel et les vents",
autants d'atouts pour une candidature manifestement
sérieuse.
Les seuls véritables handicaps de Marseille
que sont la sécurité et la curieuse
absence d'infrastructure hotelière n'arrêtent
certainement pas les marseillais qui se déclarent
"prêts à développer (leur) ville autant
qu'il le faudra pour accueillir la Coupe de l'America".
"Nous mettrons toutes les chances de notre
côté et, s'il le faut, nous casserons la tirelire
!", conclut Jean-Claude Gaudin. "Il
faut une mobilisation générale pour relever ce défi."
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