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Après
Naples en début de semaine et Valence hier,
c'est aujourd'hui à Lisbonne et à
Marseille que la fièvre est montée
d'un cran.
Du côté du Portugal, ce n'est rien
de moins qu'une déclaration gouvernementale
d'utilité publique que le comité d'organisation
est parvenu à obtenir. Sur la base de cette
décision du Conseil des ministres de José
Manuel Durao Barroso, le chantier de reconversion
de la zone prévue pour accueillir la Coupe
va commencer sans attendre la décision venue
de Genève.
De son côté, la ville de Marseille
va demander lundi en conseil municipal la révision
du plan local d'urbanisme (PLU), afin de permettre
la construction d'un abri-port à l'entrée du Vieux
Port. L'ouvrage maritime prévoit une darse avec
une digue de protection, qui servirait de quai aux
yachts des parraineurs ainsi qu'un bâtiment pour
les personnalités, le "foredeck club".
Sur le site, qui possède par ailleurs un kilomètre
linéaire de quai, est également programmé la réalisation
des dix-sept bases des bateaux en course, qui seront
installées le temps de la compétition. L'enquête
publique porte également sur l'allongement d'une
digue de 400 mètres, la digue des Catalans, à proximité
de l'entrée du port, pour diminuer les effets de
la mer.
Pour soutenir la compétition avec ses concurrents,
la ville a obtenu une participation de l'Etat à
hauteur de 40 millions d'euros, sur un budget estimé
à 120 millions. Des discussions sont en cours sur
les crédits de fonctionnement, estimés à 80 millions
d'euros, et sur la création d'un groupement d'intérêt
collectif, pour défendre la candidature de Marseille.
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