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"Listez
l'ensemble des élections programmées
à tous niveaux dans votre pays jusqu'en 2008",
interrogeait ACM dans ses questions aux villes candidates,
avant de leur demander d'indiquer "dans
quelle mesure le résultat de ces élections
peut avoir un impact, et de quelle façon,
sur la préparation de la Coupe en 2007 ?".
Un point qui est loin d'être neutre pour certaines
des quatre villes candidates alors que les exigences
suisses obligent les collectivités publiques
à s'investir fortement dans le processus
de sélection.
Alors que l'Italie est souvent moquée pour
ses joutes politiques, il semble que la situation
y soit relativement propice. Comme le soulignait
récemment le quotidien suisse Le Temps, le
plein accord des différents acteurs concernés
au-delà de leur couleur politique (le maire
de Naples Rosa Russo Iervolino est à gauche
tandis Antonio Bassolino, président de la région
Campanie, est au contraire un proche de Sylvio Berlusconi),
est certainement l'une des forces du dossier napolitain.
Au-delà des clivage politique, une réunion
se tenait d'ailleurs hier au Palais Chigi, siège
de la présidence du Conseil, entre les représentants
des différentes autorités concernées.
Même unanimité du côté
de Lisbonne où, depuis longtemps déjà,
l'ensemble de la classe politique a fait connaître
son plein et entier soutien à la candidature.
A côté du Premier ministre José Manuel
Durão Barroso et de son Parti Social démocratique
(centre-droit), la gauche s'est ralliée à
la cause de Cascaïs comme en témoigne
l'adhésion au comité de soutien des
socialistes Jorge Sampaio et Ferro Rodrigue, respectivement
président de la République et leader
du Parti.
Du côté de l'Espagne, les choses ne
sont pas aussi simples, le dossier valencien paraissant
plutôt être la chose du Parti Populaire
de Jose Maria Aznar. L'ensemble des collectivités
impliquées - de la ville de Valence au Gouverment
central - sont en effet toutes de la même
couleur politique.
Le dossier espagnol comportant notamment une accélération
du très controversé Plan Hydrologique
National (qui comprend notamment un projet de contournement
des eaux de l'Ebre), une polémique est apparue
à ce sujet entre Mariano Rajoy, le dauphin
désigné de Aznar, et le socialiste
José Luis Rodriguez Zapatero.
Assurant que la décision d'accélérer
le plan devait être effectuée "avec
la plus grande célérité"
pour rassurer ACM, Rajoy accuse son probable adversaire
aux législatives de mars prochain de mettre en danger
la candidature de Valence en ne s'engageant pas
sur ce très délicat sujet.
Reste le cas de Marseille. Sans doute le dossier
le plus difficile en qui concerne le volet politique
alors que se profile des élections régionales
à haut risque.
D'ores et déjà, la Coupe est au centre
des débats et l'opposition de gauche croit
avoir trouvé là un sujet de choix
pour attaquer Jean-Claude Gaudin et l'UMP.
Après que, par la voix de Michel Pezet, les
socialistes aient dénoncé en septembre "l'insuffisance
flagrante" du soutien financier du Gouvernement
à la candidature de la cité phocéenne, l'écologiste
Jean-Pierre Fouquet mettait cette semaine le maire
en garde contre des "choix somptuaires" qui pourraient
se faire au détriment d'autres réalisations.
Bien plus inquiétant pour l'équipe
de Michel Bonnefous, le risque réel d'une
victoire de l'extrême droite en mars qui placerait
la Provence au ban de l'Europe. Une perspective
que même les responsables politiques français
n'écartent pas.
"Au second tour de la présidentielle, (l'extrême-droite)
n'a-t-elle pas obtenu près de 30% des voix dans
les quatre départements les plus peuplés de la région",
rappelait vendredi Michel Vauzelle, actuel président
socialiste de la région PACA (Provence-Alpes-Côte
d'Azur). "On ne voit pas très bien pourquoi
ceux qui ont voté Le Pen en 2002 ne le feraient
pas cette fois-ci".
Comme l'écrivait la Tribune de Genève
il y a quelques jours, "on n’ose imaginer le
conflit d’image que la collaboration entre des élus
d’extrême droite et les organisateurs de l’America’s
Cup ne manquerait de provoquer".
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