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Quel que soit le résultat des suisses au
terme du duel final de cette XXXIe édition
de l'America's Cup, il est maintenant acquis que
le lac Léman n'abritera jamais la plus belle
des compétitions de voile.
Dès lors, et considérant que la perspective
d'une victoire d'Alinghi est loin d'être écartée
par les meilleurs spécialistes, la grande
question de la localisation d'une éventuelle
défense de la Société Nautique
de Genève commence à agiter les ports
Méditerranéens.
Même si Ernesto Bertarelli a clairement fait
savoir qu'aucune décision ne serait prise
avant la fin de la compétition, les grandes
manuvres d'approche du syndicat helvétique
ont commencé.
Ayant abriter les entraînements d'Alinghi
(et du Victory Challenge) avant le début
de la saison néo-zélandaise, la ville
de Sète sera donc la première à
se déclarer.
"Nous avons officiellement transmis cette candidature
aux responsables du challenger suisse il y a quelques
jours", déclare le maire de Sète, François
Commeinhes. "Ce défi est un peu chez lui dans
notre port".
A l'appui de cette candidature officielle, la ville
de Georges Brassens pense avoir bien des atouts
en poche et à charger Thierry Peponnet, ancien
champion olympique de 470 et ancien tacticien du
Sixième Sens, de le faire savoir aux responsables
du syndicat vainqueur de la Louis Vuitton Cup.
"Le site de Sète est excellent, je m'en porte
garant", expliquera t'il lors de son voyage
à Auckland cette semaine. "Sète possède
un potentiel remarquable, unique même. Le port aménagé
sera idéal pour une telle compétition".
"Quand aux conditions météorologiques, j'ai demandé
des relevés au sémaphore de Sète qui établissent
pour les cinq dernières années un potentiel de navigabilité
pour ce type de voiliers de 85% au printemps. Soit
plus qu'Auckland."
Mais voilà, Sète est loin d'être
seule en lice, considérant que Ernesto Bertarelli
s'est jusqu'ici contenté d'indiquer une préférence
pour la Méditerranée.
Au petit jeu des pronostics, c'est d'ailleurs une
ville de l'Atlantique qui tient en ce moment la
corde. Cascais, à quelques encablures à
l'Ouest de Lisbonne, possède un emplacement
que beaucoup considère comme tout à
fait parfait.
Patricio Monteiro de Barros, président du
Clube Naval de Cascais était récemment
en Nouvelle-Zélande et a eu l'occasion de
défendre son projet auprès de Ernesto
Bertarelli.
"Notre club a soixante ans d'existence et a
déjà organisé plus d'une trentaine
de championnats mondiaux et européens",
explique le portugais. "A côté
des installations existantes, l'idée est
de transformer une zone d'anciens docks de pêche
aux abords du port de Lisbonne, sur la rivière
Bélem, pour installer une quinzaine de bases
et les équipements nécessaires pour
les équipages".
"Ce serait un endroit parfait pour la Coupe",
affirme t'il. "Russell Coutts l'a déjà
visité".
En pleine reconquête de son espace littoral
et ayant fait ses premiers pas avec The Race, la
ville de Marseille ne dissimule pas avoir pris des
contacts et pourrait également être
un candidat sérieux.
"Nous attendons une visite des gens d'Alinghi
durant le mois de février", explique
Guy Philip, chargé des relations de la cité
Phocéenne. "Nous sommes intéressés
mais tout dépendra du coût".
L'Italie est également sur les rangs et on
parle tout à la fois de Naples, de Cagliari
(en Sardaigne) et de Punta Ala, la ville du Prada
Challenge.
L'Espagne enfin n'est pas en reste avec Barcelone
et surtout Palma de Majorque, cette dernière
semblant avoir obtenu le soutien du souverain espagnol,
grand marin s'il en est.
Il faudra maintenant attendre la fin de la Coupe
2003 pour savoir lequel aura été le
plus efficace dans sa cour auprès d'Ernesto
Bertarelli et des siens.
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