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Suite à un très violent orage intervenu dans la
nuit du samedi 11 au dimanche 12 septembre, les
bateaux de BMW Oracle Racing, Alinghi et Emirates
Team New Zealand se sont couchés sur le flanc en
chutant de leurs supports.
Seuls des dégâts matériels sont à déplorer, l'accident
étant intervenu à 2 heures 40, sans présence humaine
sur les lieux. Les vents étaient exceptionnellement
violents, avec des rafales dépassant 65 noeuds.
Les dégâts dans la Ville de Marseille sont importants.
Les trois autres bateaux - K-Challenge, Le Défi
et Team Shosholoza - n'ont subi aucun dégât.
Michel Bonnefous, le patron d'America's Cup Management
(ACM), a organisé une réunion de crise avec les
responsables des trois équipes touchées. Tous se
sont montrés très philosophes, osant même un peu
d'humour.
"Ces bateaux ne sont pas dessinés pour être jetés
sur leur quille", lance Chris Dickson, le directeur
de BMW Oracle. "Nous en avons un deuxième, USA 71,
qui par chance est à Valence. Il nous faudra une
dizaine de jours pour le préparer. Nous devons aller
de l'avant avec les autres équipes pour que cet
indicent ne fasse pas de l'ombre à cet événement
fantastique."
Grant Simmer, le directeur d'Alinghi, estime qu'il
est pour l'instant impossible de mesurer l'ampleur
des dégâts de la structure et de la quille de SUI
64.
"Nous allons démâter le bateau et le charger demain,
comme prévu, sur un cargo pour le ramener à Valence.
Là-bas, nous le radiographierons afin de procéder
à une sérieuse évaluation des dégâts. Utiliser notre
deuxième bateau, SUI 75, est une option, mais il
n'a pas navigué depuis Auckland et est complètement
démonté. Pour l'instant nous préférons tenter de
réparer SUI 64."
La situation est encore plus critique pour les Néo-Zélandais
dont le bateau NZL82, éventré sur plusieurs mètres,
est le plus endommagé des trois.
"Sans même le relever, on voit qu'il est impossible
de le réparer à temps", constate Grant Dalton, le
patron d'Emirates Team New Zealand. "Nous avons
un deuxième bateau, mais qui est en reconstruction
en Nouvelle-Zélande, à 20 000 km d'ici. Nous allons
envisager toutes les solutions parce que l'on ne
se débarrasse pas des Kiwis comme ça!"
Avec leur sponsor, la compagnie Emirates, il se
penche maintenant sur la possibilité d'affréter
un avion cargo pour acheminer NZL 81 à Valence par
les airs.
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