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Après plusieurs semaines de guerre
des mots par presse interposée, c’est maintenant
devant les juridictions suisses que les débats se
déplacent.
Alors que du côté d’Alinghi et d’Ernesto
Bertarelli, on considère que le licenciement de
Coutts est lié à un manquement de Coutts à ses engagements
contractuels, ce dernier invoque au contraire une
rupture illégale de contrat.
"Nous avons commencé la procédure
arbitrale à propos de mon contrat de travail", explique
le néo-zélandais. "Deux arbitres ont été désignés,
un pour chacune des deux parties, et ceux-ci ont
à leur tour choisi un président. Nous recherchons
actuellement une date pour la première audition".
Russell Coutts se bat par ailleurs
à propos du changement intervenu dans le protocole
pour lui interdire de travailler pour une autre
équipe.
Décidée sans la moindre consultation,
cette modification est en fait venue perturber nombre
des autres marins impliqués dans la Coupe et figure
à l’ordre du jour de toutes les réunions de challengers.
"Je désapprouve totalement cette
règle", affirme clairement l’ancien barreur du SUI-64.
"Je veux recouvrer ma liberté et pouvoir disputer
la prochaine Coupe si je le veux".
Alors que Bertarelli affirmait que
Coutts n’était en rien concerné par cette évolution
du protocole compte tenu qu’il était lié par une
clause de non-concurrence, Russell Coutts veux quant
à lui croire que celle-ci est nulle et non avenue.
"La clause de non concurrence ne
trouve plus à s’appliquer dans la mesure où il a
été mis fin illégalement à mon contrat ou si des
manquements à certaines de ses dispositions sont
relevés", affirme t-il.
Dans l’immédiat, le néo-zélandais
a décidé de travailler sur le Morning Glory, Farr
40 de Hasso Plattner, le PDG de SAP.
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