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S’il n’a jamais été question d’organiser
la 32e Coupe de l’America à Genève, Ernesto Bertarelli
a toujours souhaité offrir une régate au public
suisse, un rêve qu’il persiste à vouloir réaliser
malgré les difficultés.
Car contrairement à certains plans
d’eau internationaux, les rives du lac ne sont guère
conçues pour "parquer" de tels bateaux, villas et
propriétés cossues occupant quasiment la totalité
du territoire.
"On est en train de réfléchir
à des solutions pour pouvoir amener ce spectacle
aux Suisses, mais c’est une opération très compliquée,
explique le patron d’Alinghi. "J’aimerais
vraiment voir deux ou trois Class America naviguer
sur le Léman et si je ne peux rien promettre, nous
y travaillons fort pour 2006."
Le problème majeur vient des mensurations
des Class America qui nécessitent un tirant d’eau
proche des cinq mètres, "ce qui n’existe pas
ici", regrette Ernesto Bertarelli.
Des discussions sont en cours à tous
les niveaux pour inscrire la Suisse au programme
de 2006, et si plusieurs élus se sont avancés dans
le canton, et surtout à Genève, pour faire part
de leur intérêt, les spécialistes ne voient comme
site possible que le port de Pully.
"Il faut de la place non seulement
sur le lac, mais aussi en dehors, pour entreposer
ces géants qui doivent sortir de l’eau à la fin
de chaque épreuve et là, je ne vois que Pully",
assure Jacques Conus, ingénieur et ancien champion
de Suisse.
"Ce qui s’est fait à Marseille
avec six voiliers ne me paraît pas réalisable, car
on ne saurait pas où les mettre. Mais une exhibition
avec deux ou trois bateaux est jouable, même s’il
faut draguer le fond à certains endroits."
En attendant qu’une solution se dessine,
Ernesto Bertarelli baisse d’autant moins les bras
que le BeHappy de Marc Pajot avait déjà navigué
à Pully en août 1998 dans le cadre d’une démonstration
à destination des investisseurs.
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