|
Selon une tradition dorénavant bien établie,
les retardataires disposent d'un délai de
grâce fixé au 29 avril 2005, cependant
assorti du versement d'une "pénalité"
supplémentaire de 200.000 euros.
Même si les sommes en jeu peuvent sembler
importantes, nul ne pourra contester que tout dans
ces deux textes est fait pour faciliter l'entrée
de challengers que les suisses ont toujours affirmé
attendre en grand nombre.
Ainsi, et sans aucun doute grâce au travail
d'ACM (qui disposerait d'ores et déjà
d'un "trésor de guerre" de 100
millions d'euros), le droit d'entrée initialement
fixé à 450.000 euros (non récupérables)
a été purement et simplement supprimé.
Pour mémoire, ils étaient de 100.000
$ en 2000 et 150.000 $ en 2003. Une économie
substantielle donc qui devrait favoriser l'émergence
de nouveaux syndicats.
De même, les séries de pré-régates
organisées à partir de septembre prochain
(V. Calendrier ci-contre), qui présentent
le double avantage d'offrir une importante visibilité
aux sponsors et d'être intégralement
prises en charge par ACM.
Aux frais de l'organisateur unique de l'évènement,
chacun des candidats se verra ainsi financer le
transport de son bateau et de son équipage
dans chacune des villes retenues pour organiser
les pré-régates.
On notera que cette série de pré-régates est ouverte
à tous (Defender, challengers inscrits ou en cours
de projet) mais que, à partir de 2005, la participation
à toutes les épreuves est obligatoire. Les
points recueillis jusqu'à la Fleet Race de 2007
compteront pour la constitution des groupes des
Rounds Robin.
"Ces deux documents sont en phase avec la nouvelle
dimension que prend l'America's Cup, alors qu'elle
arrive en Europe", explique Michel Bonnefous,
Directeur Général d'AC Management.
"Nous allons, chez AC Management, non seulement
consacrer toute notre énergie à organiser un événement
qui perpétuera la légende et qui permettra à un
large public de partager l'intensité et l'émotion
qu'inspire la Coupe de l'America, mais également
aider de manière significative toutes les équipes
dans un certain nombre de domaines clés."
A côté des dispositions visant ainsi
à aider les équipes qui souhaitent participer à
la 32ème édition de l'America's Cup, les deux textes
comprennent également les détails et règles qui,
selon les termes d'ACM "assureront un événement
juste et équitable pour toutes les parties concernées".
Le très contesté Arbitration Panel
(se souvenir de ses maigres prestations dans l'affaire
OneWorld en 2003) disparait donc au profit du Jury
qui reste donc la seule et unique autorité a connaître,
interpréter et juger de l'application de l'ensemble
des textes de la Coupe. Seul échappe à
sa compétence les questions de jauge qui
restent le domaine exclusif du Measurement Committee.
Enfin, le contrôle et l'organisation des courses
reposera essentiellement sur un seul et même
directeur de course choisi en commun par le Defender
et les challengers.
Parallèlement, ACM assure un très
large support en matière de logistique et d'infrastructure.
Celui-ci va d'un programme météo commun
à une complète prise en charge par
ACM de la conception du village où les syndicats
seront locataires.
Contrepartie de ces aménagements, nombre
de sujets jusqu'ici laissé à l'entière
latitude des challengers (activité commerciale
sur les bases et gestion de certains élélents
de la publicité notamment) sont dorénavant
entre les mains des organisateurs.
Pour le reste, les principes annoncés en
mars 2003 demeurent concernant les questions de
nationalité (supprimées ou presque)
et du nombre de bateaux neufs qui reste fixé
à deux (auquels peuvent être additionnés
deux bateaux d'ancienne génération modifiés au plus
à 60 %, contre 50 % en 2003).
Comme l'indique le Défi, le "Challenge
de référence" sera donc un syndicat avec deux
bateaux génération 2003, modifiés à fond
jusqu'à fin 2006 (avec d'importantes possibilités
de modification voir de reconstruction), et deux
bateaux neufs génération 2007.
|