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"Ne me demandez pas d'aller à
Valence (...), ni d'aller voir ces stupides 'Acts'
qui sont supposés générer l'intérêt du public au
travers d'un interminable processus conduisant à
la Coupe elle-même".
En un article déroulant une attaque en règle contre
les choix d'ACM - dénonçant pelle-mêle le caractère
"obscène" des budgets, l'assouplissement des règles
de nationalité ou l'organisation retenue pour cette
32e édition, le très respecté journaliste Herb McCormick
a mis le petit monde de l'America's Cup en ébullition
et livré ici un réquisitoire dont la virulence en
a surpris plus d'un.
"J'ai été choqué et étonné de lire à Malmö l'éditorial
de Herb et l'article qu'il a inspiré à Angus*",
réagit ainsi Bruno Troublé dans les colonnes du
Scuttlebutt.
Consultant employé par ACM, après avoir été à la
tête de l'organisation pendant de longues années,
le français répond assez vertement aux deux américains
en mettant en avant le passéisme de leurs positions.
"Comment peuvent-ils être aussi aggressifs et amers
?", s'étonne l'ancien skipper de France 3. "Est-il
sérieux de prétendre que la Coupe présentait meiux
à San Diego ?".
Selon le français, c'est une espèce de "retour au
bon vieux temps" que défendent les deux américains,
refusant de reconnaître que l'America's Cup cherche
simplement à s'adapter au monde moderne et à trouver
la place qui est la sienne au milieu des autres
grands rendez-vous sportifs.
"Nous pouvons évidemment apporter des amélirations
et AC Management travaille en permanence à chercher
de nouvelles idées", conclut Bruno Troublé. "Quelles
que soient leurs affirmations, laVieille Damme reste
pour moi une beauté.
Une perpétuelle querelle des anciens et des modernes
qui n'empêchera en tout pas les douze équipes de
se livrer à partir de demain à trois journées de
matches en flotte (deux régates par jour vendredi
et samedi, une série dimanche).
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