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Le brouillard qui s’est abattu
sur Malmö dans la matinée et le vent quasi-absent
n’ont pas permis de lancer la dernière manche de
cet Acte 7. A 13h00, le Comité de Course de la 32e
America’s Cup annonçait l’annulation de la régate
en flotte.
Alinghi remporte donc l’épreuve devant BMW Oracle
Racing et Luna Rossa Challenge. Les nombreuses équipes
qui tablaient sur cette ultime confrontation pour
améliorer leur classement ont dû ranger leurs espoirs
au placard.
Du coup, plusieurs ex-æquo ont dû être départagés,
à commencer par les vainqueurs potentiels. Alinghi
l’emporte après trois régates en flotte (un nombre
suffisant pour valider cet Acte et insérer les scores
dans le Louis Vuitton Ranking), à égalité de point
avec BMW Oracle Racing.
La domination du Defender n’a souffert d’aucune
anicroche pendant ces compétitions suédoises. C’est
d’ailleurs la première fois qu’une seule et même
équipe remporte deux Actes successifs cette année,
les quatre grosses écuries ayant l’habitude de se
partager les lauriers.
Pour le syndicat de Bertarelli, la performance est
d’autant plus méritoire que l’équipe navigante était
en grande partie modifiée par rapport aux épreuves
de Valencia. Alinghi a prouvé qu’il disposait de
deux équipages interchangeables, de niveau comparable
…très élevé.
Les Américains voient de leur côté
cet Acte leur échapper de presque rien. Leur bilan
est néanmoins positif : les remaniements de personnel
opérés dans l’équipe ces dernières semaines –et
notamment la cellule arrière – ne semblent pas avoir
eu de répercussion sur leur résultat, en amélioration
par rapport à Valencia.
Luna Rossa Challenge termine troisième, à quatre
point des Américains. L’équipe italienne qui avait
remporté les dernières régates en flotte en Espagne
semble avoir souffert d’une léger déficit de vitesse
au près.
Cet Acte 7 a surtout permis de révéler l’excellente
santé du Desafío Español 2007 (5e). Leur bateau,
l’ex OneWorld, est rapide. Leur barreur, Karol Jablonski,
rate rarement ses départs et leur tacticien, Luis
Doreste, analyse parfaitement le plan d’eau. A plusieurs
reprises, le challenger espagnol s’est immiscé dans
le top 4, menaçant directement Emirates Team New
Zealand pour l’obtention de la 4e place au général
(les deux équipes étaient à égalité de point).
Quatrième, c’est d’ailleurs le plus mauvais classement
jamais réalisé par Dean Barker et ses hommes depuis
2004. Les kiwis ont commis quelques erreurs stratégiques
et ont manqué de constance.
A bord de K-Challenge, l’équipe française peut quant
à elle se réjouir de sa sixième place, acquise grâce
à sa belle victoire samedi. Dans un vent inférieur
à 10 nœuds, FRA 60 reste un Class America très performant.
Et à condition de ne pas faire d’erreur tactique,
Thierry Peponnet et ses 16 équipiers ont prouvé
qu’ils avaient les moyens de rivaliser.
Juste derrière K-Challenge, les Allemands sortent
la tête haute de ces compétitions suédoises. Pendant
l’Acte 6, ils avaient souffert sur l’eau (accident
d’un équipier en tête de mât, gréement à remplacer)
et à terre (départ d’une partie de l’équipe dirigeante).
Dans l’Acte 7, Jesper Bank a su recentrer son groupe
sur des objectifs sportifs. Résultat : United Internet
Team Germany signe son meilleur score depuis son
entrée en compétition cette année.
Dans le dernier tiers du classement, les deux petites
équipes Italiennes ont commis quelques erreurs sur
l’eau mais c’est certainement Victory Challenge,
armé de son deuxième bateau (SWE 73) qui a été le
plus décevant.
Après avoir frôlé la victoire à Valencia, Magnus
Holmberg et ses suédois terminent avant derniers
à domicile. Team Shosholoza qui a réalisé quelques
bons passages de marques, maîtrise de mieux en mieux
son Class America et laisse cette fois la dernière
place à China Team.
L’équipe chinoise menée sur l’eau par Pierre Mas
doit absolument monter en puissance à tous les niveaux
(technique, sportif, fidélisation et entraînement
de l’équipage) si elle ne veut pas se retrouver
dépassée dès 2006 par les jeunes syndicats en progrès.
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