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A peine trois mois après le début
des épreuves, le Team Germany est si profondément
enfoncé dans la crise que certains commentateurs
allemands en sont à douter de sa capacité à rester
jusqu'en 2007.
Il semblerait en effet que, pour spectaculaires
qu'elles aient été, les récentes décisions ne sont
que la surface émergée d'un iceberg organisationnel
catastrophique.
Selon les journalistes d'Outre-Rhin, le véritable
nœud du problème serait à rechercher du côté d'une
profonde divergence d'analyse entre l'équipe sportive
et celle en charge des aspects financiers.
Menée par Ralph Dommermuth und Uwe Sasse, deux "économistes"
aux compétences véliques limitées, cette dernière
semble avoir pris le pas sur les marins menés par
Jesper Bank et, jusqu'il y a peu, Andreas John.
Dans cette perspective, le très sensationnel licenciement
de ce dernier aurait été très mal vécu du côté des
naviguants qui s'interrogent sur la soudaineté de
la décision, survenue comme un coup de tonnerre
(et sans aucune solution de remplacement) au beau
milieu du LV Act 6.
"Nous sommes tristes", déclare d'ailleurs le skipper
danois à propos de cette affaire. "Andreas John
était bien plus qu'un directeur sportif et nous
manquera beaucoup".
"Des divergences existaient depuis longtemps entre
Uwe Sasse et Andreas John et nous savions que l'un
des deux devrait partir", explique-t-il. "La décision
qui a été prise n'est pas mon problème mais c'est
certain qu'Andreas laisse un vide".
Une situation que dénonce Gunter Persiehl, vice-président
du Norddeutschen Regatta Vereins (NRV), l'un des
yacht-clubs formant l'ossature du syndicat. Menaçant
de quitter le bord avec son organisation, il doit
maintenant faire un point sérieux avec le comité
de surveillance présidé par Ralph Dommermuth et
compte manifestement y défendre les intérêts de
l'équipe.
Toujours optimiste, Jesper Bank se félicite quant
à lui d'avoir appris à Malmö la gestion de crise
et n'affiche plus que comme seul et unique souhait
que de pouvoir travailler en paix.
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