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Si on en croit les échos en provenance
d'Espagne, Valence pourrait être contrainte de partager
la Coupe.
En effet, sans que l'on sache très bien si ACM a
été ou non associé à la démarche, le représentant
du Gouvernement espagnol Ricard Pérez Casado a évoqué
hier l'idée d'une "coopération" nouvelle entre Valence
et Las Palmas pour accueillir les syndicats.
"A ce stade, il s'agit d'analyser ce que nous pourrions
faire ensemble", a tenu a préciser l'ancien maire
(socialiste) de Valence. "Il pourrait y avoir une
sorte de 'concurrence coopérative', où seraient
examinées les possibilités de coopération liées
au fait que les Baléares et Valence sont géographiquement
très proches et très semblables quant à leur origine,
aussi bien en ce qui concerne les institutions que
l'histoire".
Une idée qui réjouit évidemment le président de
la Generalitat des baléares Jaume Matas (dont la
candidature n'avait pas été retenue en 2003) mais
qui, sans surprise, cause un certain émoi du côté
de Valence où personne ne semble avoir été consulté.
"Nous ne savons rien de cette affaire", a ainsi
tenu a préciser Esteban González Pons, responsable
de l'America's Cup pour ce qui concerne la Generalitat
de Valence. "Un quelconque transfert des opérations
de promotion ou des régates dépend de toute façon
des organisateurs et pas du Gouvernement".
De fait, si on s'en tient aux textes existants,
l'ensemble des activités relatives à la Coupe devront
impérativement être localisées à Valence à partir
de la fin mars et c'est dans cette perspective que
K-Challenge devrait bientôt quitter sa base de Gandia
pour rallier la Dàrsena Interior.
Même si, d'après les premières informations disponibles,
il semble que la "coopération" évoquée par Ricard
Pérez Casado ne soit en fait que la tenue aux Baléares
d'une régate d'exhibition (donc sans valeur officielle),
les responsables valenciens n'ont pas manqué de
monter au créneau pour dénoncer le Gouvernement
central.
"Cette attitude du Gouvernement Zapatero ne peut
que s'expliquer par des considérations politiques
que nous ne comprenons et ne partageons pas", expliquait
ainsi aujourd'hui Esteban González Pons, porte-parole
de la Generalitat.
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