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AMERICA'S CUP
Valence (ESP) - 23 juin/7 juillet 2007
      
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 Pendant ce temps là, Alinghi travaille (18/05/06)
(sources : Newstalk ZB & NZ Herald)

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New Odds

Depuis le début de la LV Cup, le Defender a plus ou moins disparu des écrans.

Pendant que les challengers se battent sur le plan d'eau pour gagner le droit de se disputer l'America's Cup, Alinghi a décidé de faire profil bas et de travailler encore et encore pour être prêt le 23 juin prochain.

Six jours par semaines, les deux bateaux noir et rouge sont sur l'eau, apparaissant parfois sur l'horizon loin derrière la zone la course de la Louis Vuitton Cup.

"Nous sommes très occupés à améliorer notre jeu", explique un porte-parole du syndicat suisse, avant d'ajouter : "Nous serons prêts quand le moment sera venu".

"Chaque jour, le travail est intense pour peaufiner nos bateaux et permettre aux équipiers de se mesurer entre eux", confirme Manuel Ruiz de Elvira, bras droit du "chief designer" Rolf Vrolijk depuis de longues années.

"Depuis quelques jours, nous avons passé un rythme supérieur d'entraînement, ça se sent et ça se voit", déclare le naviguant suisse Yves Detrey. "On navigue beaucoup avec nos deux bateaux. On simule des situations de match racing très proches de celles que l'on retrouvera lors de la Coupe de l'America".

"Inconsciemment, on entre dans une phase de régates. Tant physiquement que mentalement".

Un travail intense qui absorbe tout le monde mais qui n'empêche cependant pas Alinghi de garder un oeil sur les quatre challengers en lice.

"Nous analysons ce que font nos rivaux", reconnaît sans détour Manuel Ruiz de Elvira. "Nous observons beaucoup, sans violer aucune règle".

"Nous surveillons constamment s'il n'y a pas quelques idées de design qui nous semblent intéressantes et que nous pourrions adapter", ajoute t-il.

Une veille qui doit cependant être limitée puisque, de l'avis de toute l'équipe comme de l'immense majorité des commentateurs de la Coupe, les suisses disposent d'une vraie longueur d'avance sur les challengers.

"Notre design team est devant celle des autres équipes", affirme ainsi en toute confiance le kiwi Dean Phipps. "Rolf [Vrolijk] et Grant [Simmer] font du très bon travail et nous sommes aujourd'hui certain d'avoir pris la bonne voie".

Une analyse que partage beaucoup de spécialistes et qui, comme le souligne Bruno Troublé, ne peut qu'être renforcée par le fait qu'aucun des challengers ne semble se détacher du lot comme le faisait Alinghi en 2003.

Le bateau n'est cependant pas tout et, malgré le départ de Russell Coutts, la vraie force du Defender est sans doute dans son équipage comme le souligne très justement Dean Phipps.

"Je pense que les hommes sont et ont toujours été notre force", explique t-il. "Si vous regardez les équipages successifs, vous trouverez toujours le même noyau de personnes qui en forme la colonne vertébrale".

Du côté des challengers, personne ne sait réellement où il se trouve par rapport à Alinghi (malgré une récente entorse du Team NZ à la coutume qui voulait que, à partir d'un certain moment, plus personne ne navigue avec le Defender) mais, une chose est certaine, tous continuent à redouter Brad Butterworth et ses coéquipiers.

"Le Team Alinghi est particulièrement fort", déclare ainsi Ian Burns, coordinateur du BMW Oracle Racing. "Ils étaient de loin la meilleure équipe au début de cette America's Cup et, jusqu'ici, personne ne les a vu faire une erreur ou un faux-pas".

Ceci étant, nul n'est invincible et tous espère que la progression de la flotte des challengers a permis de se rapprocher suffisamment du niveau de l'équipage suisse pour les menacer.

"Je pense que, s'il faut trouver une faiblesse dans leur cuirasse, c'est le peu de temps dont ils disposeront pour se préparer", veut ainsi croire Ian Burns. "Ils ne savent pas contre qui ils vont naviguer, ils ne savent pas ce qui se passera durant la première course et, si les choses ne sa passent pas comme ils le veulent, ils auront peu de temps pour réagir".

Réponse dans quelques cinq semaines.

 
 
 
 
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