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Un point un peu miraculeux qui
permet au Defender suisse de reprendre la tête
3 victoires à 2.
Match 5 : Alinghi bat Emirates Team New Zealand
(0'19'')
Dès le pré-départ, la rencontre est tendue. Dean
Barker, à la barre de NZL 92, prend en chasse Alinghi
en se plaçant sous son vent pour l'empêcher d'empanner.
Mais Ed Baird ne cède pas et les deux Class America
partent s'aventurer parmi les bateaux spectateurs.
SUI 100 en profite pour empanner et se replacer
tribord. La situation est donc inversée. Le chasseur
devient chassé et Alinghi prend l'avantage. La bagarre
est très serrée entre le Defender et le Challenger,
mais c'est finalement Emirates Team New Zealand
qui s'élance en tête sur la ligne de départ, tribord
amures, tandis qu'Alinghi est contraint de virer
bâbord et part en retard.
Après un long bord de 15 minutes sur la droite du
parcours, les Suisses reviennent à égalité des Kiwis
puis prennent l'avantage. Mais les 'Blacks' trouvent
eux aussi une légère bascule favorable et pointent
de nouveau leur étrave en tête. La première bouée
au vent est finalement néo-zélandaise, de 12 secondes.
Dans une position d'attaque traditionnelle au portant,
SUI 100 se glisse sous NZL 92 pour perturber le
vent du bateau Challenger. Mais alors que les Suisses
grignotent mètre par mètre, le spi kiwi dévoile
un accroc.
L'équipage se prépare à changer de spi dans une
manœuvre de "peeling", mais c'est le choc. Le voile
rouge explose. En quelques secondes, les Néo-zélandais
envoie le deuxième spi, mais ce dernier ne se gonfle
pas correctement. Envoi d'un troisième spi. Et cocotier
!
Scénario digne d'un cauchemar pour les hommes de
Grant Dalton. Alors que le troisième spi finit par
se gonfler, le second flotte toujours en drapeau
en tête de mât. L'équipage est contraint de sacrifier
sa drisse et d'envoyer la voile à l'eau.
Les Suisses n'en demandaient pas tant. Suite aux
péripéties néo-zélandaises, ils sont maintenant
en tête de la course avec 170 mètres d'avance. SUI
100 choisit alors le côté droit de la porte sous
le vent, tandis que NZL 92 prend la gauche. L'écart
à cette seconde marque est de 26 secondes. Rien
n'est joué.
Dans le deuxième près, les deux équipes entament
une bataille de virements de bord assez espacés
au centre du parcours. Le vent monte et atteint
maintenant les 16-17 nœuds. Les Class America tapent
dans une mer courte et cassante. Les équipiers d'avant
se font rincer dans les manœuvres.
A chaque croisement, Alinghi vire et repousse son
adversaire sur la gauche. Et à chaque croisement,
les Kiwis gagnent du terrain. Mais Alinghi décide
finalement de poursuivre son bord bâbord et y trouve
son bonheur. Une bascule à droite qui lui permet
de creuser de nouveau l'écart à 100m. A la troisième
et dernière marque, le delta est de 24 secondes.
Mais les Kiwis sont tenaces. Au milieu du dernier
portant, ils reviennent à moins de 50 mètres des
Suisses après une série d'empannages. Ils ne parviendront
pas à menacer d'avantage le Defender, qui s'impose
avec une avance de 19 secondes sur la ligne d'arrivée.
Toutefois, en ayant repris 5 secondes sur Alinghi
dans ce dernier bord, Emirates Team New Zealand
surprend. En dépit de son spi symétrique, face à
l'asymétrique de SUI 100, NZL 92 montre dans la
brise un beau potentiel au portant.
Une allure qui semblait jusqu'ici favorable à Alinghi…
La sixième manche, qui devrait se courir demain
dans des conditions similaires de brise thermique,
promet d'ores et déjà une belle bagarre.
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