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Quelques extraits de la très
intéressante interview donnée par
l'australien Grant Simmer à Valencia Sailing.
Comment voyez-vous les semi-finales de la Louis
Vuitton Cup ? Vous attendiez vous à de tels
résultats ?
Non, absolument pas et j'en ait été
particulièrement surpris. C'est sans doute
triste qu'une équipe aussi forte et unissant
autant de talents soit éliminée mais
c'est exactement comme ça que fonctionne
la Coupe.
Lorsque Luna Rossa et BMW Oracle se sont retrouvés
face-à-face, l'un des deux devait être
éliminé. Les deux étaient des
équipes de très haut niveau mais je
reste étonné que ça se soit
passé aussi vite et aussi clairement au bénéfice
de Luna Rossa.
D'un autre côté, les italiens ont vraiment
très bien navigué et son équipage
a fait un travail remarquable. Ils ont été
impeccables et, comme l'a déclaré
Chris Dickson, ils ont pris par surprise un BMW
Oracle qui les sous-estimait.
Donc, pour vous, c'est plus Luna Rossa qui a
fait du très bon travail qu'un échec
de BMW Oracle ?
Luna Rossa a vraiment été très
bon et je pense que, un peu surpris, BMW Oracle
n'a pas pu ou n'a pas sur réagir à
temps. Ce n'est pas ce qu'ils avaient prévu
et ça les a destabilisé.
Honnêtement, ce que j'ai
pensé en voyant ça c'est "Mon
Dieu, pourvu que ça ne nous arrive pas à
nous aussi". Nous savons que nous sommes une
très bonne équipe, exactement commé
l'était BMW Oracle. Quand vous voyez la facilité
avec laquelle les choses se sont passées,
c'est effrayant.
Quand les choses vont mal ou ne vont pas comme vous
vous y attendiez, vous devez être capable
de profiter du peu de temps à votre disposition
pour réagir.
Pensez-vous que le fait que Chris Dickson ait
en même temps été patron, skipper
et barreur a pu avoir une influence négative
sur l'équipe ?
Ce n'est pas le mode de fonctionnement que nous
avons dans notre équipe. Par définition,
je ne barre pas le bateau même si Brad et
moi travaillons ensemble. C'est précisément
maintenant, juste un mois avant l'America's Cup,
que j'essaie de le protéger de tous les autres
problèmes de l'équipe.
À propos de l'autre semi-finale, avez-vous été
étonné de voir le Desafío Español
remporter deux manches face à Emirates Team
NZ?
Je pense qu'ils avaient le potentiel pour gagner
un paire de matches. Maintenant, si vous me demandez
s'ils peuvent remporter la semi-finale, je crois
que leurs chances sont d'autant plus limitées
qu'ils devraient alors remporter leurs trois prochaines
manches quand une seule suffit aux néo-zélandais.
C'est extraordinaire pour qu'une
équipe aussi jeune, pour un nouveau venu,
d'arriver à un niveau comparable à
celui des meilleurs. Emirates Team NZ n'a pas mal
navigué, au contraire. Et nous savons tous
l'incroyable réserve d'expérience
dont ils disposent. De fait, il faut bien accorder
au Desafío Español qu'ila été capable
de monter le niveau quand il l'a fallu.
Comme je l'ai dit, ça restera très
difficile de remporter trois matches de suite. Ceci
dit, imaginez que le prochain se déroule
dans des conditions capricieuses ... ils ne resterait
plus alors que deux victoires d'affilée.
Si on regarde les quatre semi-finalistes, lequel
a pour vous le plus progressé ?
Luna Rossa est sans aucun doute aujourd'hui au top.
Cela vous surprend ?
Oui, dans la mesure où ils étaient
loin d'être considérés comme
favori en commençant leur semi-finale face
à BMW Oracle. Même de leur point de
vue, je pense qu'ils se considéraient comme
le challenger.
Le moment déterminant a peut-être été
lorsque, après avoir été confortablement
devant, ils ont perdu la seconde course à
cause d'un écart latéral trop important
dans le dernier bord. Ils ont sans doute alors réalisé
que rien n'était perdu pour eux, au contraire.
Ils ont modifié leur bateau depuis l'unveiling
day, notamment en ce qui concerne les appendices.
Comparés à BMW Oracle, ils ne m'ont
paru ni plus ni moins rapide.
En fait, là où la progressiona été
la plus spectaculaire, ce sont les départs.
James Spithill a été de plus en plus
fort à chacun d'entre-eux.
Je suppose que Ed Baird comme Peter Holmberg
analysent les départs de Spithill face à
BMW Oracle ?
Bien évidemment. C'est notre travail que
de constamment analyser le travail des challengers
potentiels et c'est exactement ce que nous faisons.
Tant Ed que Peter sont des bons "starters".
Nous avons effectué un nombre considérable
de départs et leur niveau est maintenant
très élevé.
Si Luna Rossa retrouve Emirates Team NZ en finale,
lequel des deux sera selon vous votre challenger
?
C'est vraiment très difficile à dire
mais, en tout état de cause, ce sera un adversaire
difficile pour nous et nous devrons batailler ferme.
Le niveau des challengers s'est considérablement
élevé.
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