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Pendant que Dean Barker et ses
coéquipiers sont au repos, leurs futurs adversaires
accélèrent le rythme.
Pour la deuxième journée consécutive,
Alinghi était hier sur le plan d'eau pour
des rencontres avec Luna Rossa qui n'avaient pas
grand chose à voir avec de la croisière.
Malgré des airs flirtant avec la limite basse
du règlement, les deux syndicats ont en effet
offert quelques magnifiques duels aux nombreux spectateurs
présents sur le plan d'eau.
Bien que le syndicat suisse ait été
donné globalement vainqueur, tous les commentateurs
se sont empressés de souligner une exécution
moins fluide que celle des kiwis, notamment marquée
par un spi déchiré lors de la première
journée.
Ayant fait sien le principe selon lequel le bateau
le plus rapide gagne toujours l'America's Cup, Alinghi
a de son propre aveu privilégié la
recherche de la performance du bateau durant toute
cette campagne.
"Tout ce que je sais c'est que nous avons fait
plus d'essais alors qu'ils ont fait plus de régates",
explique ainsi le néo-zélandais Simon
Daubney, trimmer à bord du bateau suisse.
"Ceci est vrai pour cette année mais
également pour les années précédentes".
Un véritable choix stratégique donc
de la part d'Alinghi. Un choix stratégique
qui, compte tenu de la performance réalisée
jusqu'ici par les équipiers du NZL 92, semble
comporter sa part de doutes.
"Si nous finissons avec un véritable
avantage de vitesse, ce sera attribué au
fait que nous avons plus qu'eux mis l'accent sur
les essais", poursuit le triple vainqueur de
la Coupe. "Si nous finissons au contraire en
cafouillant nos manoeuvres ou en arrondissant les
bouées avec notre spinnaker derrière
nous, c'est alors que nous aurons pris la mauvaise
voie ".
"Nous aimons croire que nous avons un peu des
deux", conclut cependant Simon Daubney à
propos de la vitesse des bateaux et de la capacité
d'exécution.
En tout état de cause, il faudra attendre
encore deux semaines pour savoir si Alinghi a une
nouvelle fois fait le bon choix ...
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