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Les dernières cotes
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À
moins d'une semaine de l'America's Cup, les bookmakers
ont ajusté leurs prévisions.
Annoncé comme les grands favoris depuis le
début de la compétition, les suisses
d'Alinghi conservent la tête des pronostics
mais avec une avance dorénavant nettement
moins marquée.
Douchés par les surprises qui ont d'ores
et déjà émaillé cette
32e édition, notamment par l'humiliation
subie par les américains du Team BMW Oracle
Racing, les bookmakers affichent la plus grande
prudence.
Il faut se souvenir que William Hill, véritable
institution du pari sportif, avait déclaré
renoncer à publier la cote des challengers
à l'entrée des semi-finales tant une
victoire des américains était évidente.
Si la cote d'Alinghi n'a qu'assez peu évoluée,
il n'en va pas de même de celle du Team New
Zealand. En effet, alors que l'on donnait dans le
meilleur des cas le challenger aux alentours de
4 ou 5 contre 1 en avril, il navigue maintenant
entre 2.1 (Bet 365 or Blue Square) et 2.64 contre
1 (Betfair).
Après que l'équipe de Ernesto Bertarelli
ait été pendant des mois présentée
comme définitivement intouchable, beaucoup
de commentateurs affichent au contraire de plus
en plus clairement leurs doutes quant à l'éventualité
du défense victorieurse.
La première faiblesse du syndicat suisse
serait ainsi à chercher dans la politique
de rotation adoptée pour tenter de trouver
un successeur après le départ de Russell
Coutts.
Commencée il y a de nombreux mois, elle ne
semble en effet pas vouloir se terminer et nombreux
sont ceux qui s'interrogent quant à savoir
s'il s'agit là vraiment d'une stratégie.
"Je ne suis pas certain qu'ils le savent déjà",
explique ainsi Paul Cayard, vétéran
de l'America's Cup. "Il se pourrait qu'ils
soient juste en train de jouer un jeu et je pense
personnellement que c'est Ed Baird qu'il sera à
la barre".
"Ceci étant, vu de l'extérieur
au moins, ils donnent l'impression d'être
encore dans une certaine confusion", ajoute
le franco-américain. "La question ne
se poserait pas s'ils avaient toujours Russell mais
ce n'est plus le cas".
La deuxième faiblesse potentielle du Team
Alinghi pourrait être à chercher du
côté du SUI 100, bateau extrême
dont le choix pourrait s'assimiler à un coup
de poker face à des conditions météos
valenciennes particulièrement capricieuses.
"Ce sera très intéressant d'observer
ce qu'ils vont faire", explique à ce
propos Paul Cayard. "Les deux équipes
devront se montrer pariculièrement habile
sur la base de la façon dont leur bateau
performe dans toutes les conditions".
"Ça risque d'être difficile", ajoute
t-il. "Long et étroit, SUI 100 donne
l'impression d'être plutôt typé
pour les conditions hautes que SUI 91 ou NZL 92.
Le choix sera donc un élément crucial".
Malgré ces supposées faiblesses et
leur éclatante performance face à
Luna Rossa, Dean Berker et ses coéquipiers
restent a priori convaincu par l'équipe suisse.
"Alinghi est toujours au pinacle de ce sport",
affirme ainsi Grant Dalton, managing director du
Team New Zealand, expliquant à tous que son
équipe devra accroître son niveau de
performance pour pouvoir inquiéter le bateau
noir et rouge.
"Ils ont prouvé qu'ils étaient
dignes d'être les defenders de la Coupe et
nous devrons être à notre meilleur
niveau pour les détrôner", explique
t-il. "Il ne fait aucun doute qu'ils ont un
bateau rapide et nous savons tous à quel
point leur équipage est performant. Ils reste
le point de référence".
"Je pense que vous devez dire qu'ils sont encore
favoris", ajoute de son côté le
skipper Dean Barker. "Alors que la façon
dont SUI 91 a dominé l'Act 13 a semblé
tellement facile, on peut raisonnablement imaginer
que SUI 100 sera encore un niveau au dessus et nous
ne nous attendons à rien d'autre que de devoir
affronter un bateau très rapide".
Un vrai respect donc pour Alinghi de la part des
kiwis, un respect qui ne les empêche en rien
de croire dans leurs chances.
"Ils seront rapide et difficile à battre
et nous devrons donc améliorer encore notre
performance pour les battre", poursuite le
skipper néo-zélandais. "Mais
nous avons maintenant vraiment confiance".
Son homologue Brad Butterworth ne s'y trompe d'ailleurs
pas en saluant la performance de ses compatriotes.
"Ils ont navigué très proprement
durant toute la compétition", explique
l'ancien bras droit de Russell Coutts. "Sur
ces dernières années, je pense que
Team New Zealand est le plus solide des challengers".
"Ils sont bons dans tous les compartiments
du jeu et je pense que Dean Barker a fait un travail
remarquable", ajoute t-il. "Ils forment
maintenant un excellent équipage et une force
avec laquelle nous devons compter".
Pour Paul Cayard, l'avantage sur le papier reste
cependant aux équipiers du bateau suisse.
"Si je devais deviner qui gagnera, je dirais
Alinghi mais uniquement sur la base de la domination
qu'ils ont montré durant le dernier Act",
expose t-il prudemment. "Ils ont ralaisé
de très médiocres départs à
chaque fois mais sont à chaque fois revenus
grâche à leur vitesse".
Mais Paul Cayard insiste pour expliquer que c'est
une pure spéculation, seul le premier croisement
permettra d'y voir vraiment plus clair.
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