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Au terme d'un match sublime, les
suisses s'adjugent le titre en arrachant le cinquième
et dernier point.
Match 7 : Alinghi bat Emirates Team New Zealand
(0'01'')
La brise thermique bien établie entre 15 et 17 nœuds
en début d'après-midi est complètement retombée
à quelques minutes de l'arrivée.
La phase de pré-départ de ce dernier match de la
Coupe restera sans doute comme l'une des plus disputées
observées sur le plan d'eau de Valence.
Le dial-up étant difficile à tenir dans ces conditions
assez ventées, Dean Barker et son équipe prennent
en chasse SUI 100 qui se retrouve en situation de
blocage, dans l'impossibilité d'empanner.
Pour s'en sortir, Alinghi tente un circling sur
la layline tribord, côté comité, mais NZL 92 est
toujours dans son tableau arrière. Les deux bateaux
s'élancent finalement bord à bord au milieu de la
ligne de départ, avec un léger avantage pour les
Kiwis.
Comme dans les deux derniers matches, Alinghi et
Emirates Team New Zealand entament le près par un
long bord très serré vers la layline bâbord. A peine
35 mètres séparent les deux Class America en latéral.
SUI 100 et NZL 92 sont à égalité et prennent tour
à tour les commandes du match.
Ed Baird et ses hommes décident finalement de virer,
ce qui permet aux Néo-zélandais de prendre l'avantage
en continuant sur tribord et en virant à leur tour
un peu plus tard. 400 mètres séparent désormais
les deux bateaux en latéral. Alinghi revient vers
NZL 92, mais ce dernier vire sous le vent des Suisses
et le repousse sur la droite.
C'est le duel. Après plusieurs virements, l'équipe
d'Ernesto Bertarelli gagne du terrain. Dean Barker
tente de nouveau de virer sous leur vent mais SUI
100 reste tribord amures et n'est plus qu'à une
demi longueur derrière et en bonne position tactique
à moins de deux minutes de la layline.
A l'approche de la bouée au vent, les deux bateaux
lofent et s'arrêtent face au vent, les Suisses essayent
de créer une différence de vitesse pour repartir
plus rapidement. Ils l'emportent et passent la première
marque en tête avec 7 secondes d'avance.
Au portant, les deux bateaux entament un long bord
sur la droite, l'étrave néo-zélandaise dans la jupe
suisse. Après plusieurs empannages, SUI 100 semble
avoir des difficultés à stabiliser son spi. Les
Kiwis en profitent alors pour se glisser sous leur
vent et prendre progressivement l'avantage.
A la seconde marque, ils choisissent la bouée de
gauche, les Suisses celle de droite. Le delta est
de 14 secondes pour le camp néo-zélandais.
Dans le deuxième près, on croit assister à un remake
de la sixième manche. Alors qu'Emirates Team New
Zealand vire pour repartir à droite, du côté d'Alinghi,
les Suisses trouvent une petite bascule et gagnent
du terrain.
Dean Barker et ses hommes tentent alors une bataille
de virements pour les contrôler jusqu'à la layline,
mais en voyant qu'Alinghi revient progressivement,
l'équipe néo-zélandaise préfère renoncer à pousser
les Suisses sur la layline et continue sur tribord.
SUI 100 a une autre carte en main. Il se retrouve
une nouvelle fois en position favorable tribord
et NZL 92 n'a pas suffisamment de place pour virer.
A l'approche de la bouée au vent, Les Kiwis tentent
néanmoins un virement agressif, mais les deux bateaux
abattent sur la layline bâbord.
Le pavillon Y se lève sur Alinghi qui considère
que NZL 92 ne s'est pas suffisamment tenu à l'écart.
Les arbitres donnent raison aux Suisses. C'est la
pénalité pour les Néo-zélandais. Alinghi passe la
troisième marque avec 12 secondes d'avance.
Dans le dernier portant, les Suisses n'ont plus
qu'à contrôler. La victoire semble plus que jamais
à portée d'étrave.
Mais alors qu'ils affichent plus de 130 mètres d'avance
à l'approche de la ligne d'arrivée, le vent s'écroule
et tourne radicalement. Les bateaux se retrouvent
au près. Sur SUI 100, le tangon part dans le mât.
Les Suisses doivent vite affaler et envoyer le génois.
Emirates Team New Zealand revient progressivement…
et double Alinghi. A quelques mètres de la ligne,
ils effectuent leur pénalité (360°), mais le bateau
helvète a repris de la vitesse et coupe la ligne
1 seule et unique seconde devant les Kiwis. Du jamais
vu dans l'histoire de l'America's Cup !
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