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Ce dimanche à 9h30, les douze syndicats
ont intégralement dévoilé les
dix-neuf Class America 2007.
C’est la première fois que « l’unveiling day » a
lieu si tôt dans la compétition et la première fois
que tous les syndicats y participent ensemble.
Les Class America avaient retirés leurs jupes, dévoilant
leurs dessous : carènes, safrans, quilles, bulbes,
ailettes, tout ce qui se trouve sous de la ligne
de flottaison était exposé aux regards experts des
designers et du public incrédule.
Une belle ‘moisson d’avril ‘ pour les équipes concurrentes
qui pouvaient enfin découvrir l’objet de toutes
les attentions, ces bijoux de famille de plomb et
de carbone que la plupart des syndicats s’échine
à cacher.
Dorénavant, il n’y aura plus de secret pour personne,
puisque les bateaux devront rester découverts.
Qu’a-t-on découvert justement ce dimanche ? Rien
de révolutionnaire, mais une grande variété dans
les configurations des appendices au sein des 12
équipes.
Certains s’attendaient à ce que cette 5e version
de la jauge des ACC donne naissance à des formules
identiques. Les architectes et les membres des équipes
qui ont circulé de base en base, dans une atmosphère
bon enfant, carnet de notes et appareils photos
à la main, n’ont pu que constater le contraire.
"Je m’attendais à ce que ce soit plus proche
comparé à la précédente Coupe", s'étonne
ainsi le français Dimitri Despierres, qui
fait partie de la cellule appendices chez BMW Oracle
Racing. "En fait, on est loin d’avoir une monotypie
en Class America. Je suis étonné qu’encore aujourd’hui,
on arrive à des options aussi éloignées les unes
des autres."
Ceux qui présentaient deux bateaux (Alinghi, Emirates
Team New Zealand, BMW Oracle Racing, Luna Rossa,
le Desafío Español 2007, Mascalzone Latino, Victory
Challenge) ont la possibilité de les ‘typer’ pour
être performants dans les petits airs ou dans des
conditions plus ventées.
Certains ont également les moyens de modifier la
configuration de leurs appendices pendant les régates
(dans le cadre d’une stricte règlementation) afin
de s’adapter aux conditions météo du moment.
"La force d’une équipe est d’avoir plusieurs
bulbes sur ses étagères. La rumeur dit que BMW Oracle
en aurait 18", déclare Bernard Nivelt, l’architecte
d’Areva Challenge. "Il faut peut-être diviser
cette rumeur par deux. Nous, on arrive tout juste
à avoir deux bulbes".
La tendance générale est à l’étroitesse des bateaux
et certains ont poussé assez loin ce raisonnement.
Des équipes comme Luna Rossa ou China Team montraient
des coques aux flancs très droits et aux formes
abruptes…
On a également vu des bulbes particulièrement longs
et fins (certains dépassant les 7 mètres de long,
soit presque un tiers de la longueur du bateau)
comme chez Shosholoza, BMW Oracle Racing et dans
une moindre mesure Emirates Team New Zealand et
Alinghi.
Mais malgré les différences de conception ou de
choix techniques, tous les designers, réunis en
conférence de presse en début d’après-midi, se sont
accordés pour dire que les performances des ACC
seront probablement très proches.
Réponse à partir de mardi...
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