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Le groupe Areva a annoncé
ce lundi qu'il serait à nouveau aux côtés
de l'Equipe de France pour la 33e Coupe.
Déjà partenaire du Défi français en 2003 à Auckland
et de la campagne qui vient de se terminer (le groupe
avait apporté en avril 2006 12,5 millions d'euros
sur un budget d'environ 22 millions), Areva entame
donc une troisième campagne successive.
Jacques-Emmanuel Saulnier, directeur de la communication
et porte-parole d'Areva, a communiqué cette information
dès la fin du Round Robin 2 à l'ensemble des membres
de l'équipe Challenge ainsi qu'au Président de la
Fédération Française de Voile, Jean-Pierre Champion.
"L'America's Cup représente une opportunité exceptionnelle
pour un groupe comme le nôtre", expliquait-il
aujourd'hui. "Areva est, dans sa catégorie,
un grand champion international. Nous espérons que
sa contribution et son expérience de l'America's
Cup permettront à la France d'atteindre les meilleures
performances dans cette compétition internationale
légendaire".
Une excellente nouvelle pour la voile française
qui rêve depuis de longues années de
voir une équipe tricolore avoir les moyens
de combattre à arme égale avec les
poids lourds de la Coupe.
"Nous avons prouvé des choses pendant cinq
ans, on s’est battu comme des diables et maintenant,
il faut avoir les moyens de ses ambitions",
expliquait il y a peu Stéphane Kandler, patron
de la campagne 2007. "Il faut conserver les
éléments clés de ce groupe pour ne pas diluer cette
expérience".
Selon les informations publiée aujourd'hui
par le journal Libération, le montant investi serait
d'au minimum 10 millions d'euros par an. Une somme
importante mais qui encore en deça à
ce stade des attentes de Stéphane Kandler.
"Il faut aussi un budget double de celui de
cette campagne et surtout bouclé dès ces prochains
mois", indiquait-il peu après le dernier
match du FRA 93. "A ce moment-là, oui, nous
pourrons jouer dans le top 4 et pourquoi pas aller
jusqu’à l’America’s Cup".
Le patron du défi français a par ailleurs réaffirmé
qu'il fallait "renforcer l'équipe", en
essayant d'attirer notamment des spécialistes français
actuellement dans d'autres défis (Bertrand Pacé
chez Oracle ou Philippe Presti chez Luna Rossa)
ou des étrangers expérimentés.
Il faut également "trouver rapidement un deuxième
bateau pour s'entraîner", a ajouté Kandler,
confirmant sa volonté de continuer à diriger un
défi francais qu'il a initié, sans se prononcer
toutefois sur les autres responsables du syndicat.
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