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D'après Bloomberg, en cas
de victoire du Team BMW Oracle cet été,
la 33e édition arriverait très vite.
La plupart des syndicats engagés seraient
d'ailleurs "vivement en faveur" d'une
telle évolution si on en croit Tom Ehman,
membre éminent du syndicat fondé par
Larry Ellison.
"Vous auriez ainsi plus d'intérêt
et plus d'évènements sur un laps de
temps réduit", a t-il expliqué
aujourd'hui en marge du London Boat Show. "Avec
plus de télévision, plus de ressources
et moins d'argent, c'est sans aucun doute un deal
plus intéressant".
"Le monde à changé et les capacités
d'attention du public sont plus courtes. Avec l'America's
Cup et son cycle actuel de quatre ans, c'est comme
de descendre dans un abysse".
Ce format a pourtant été retenu pour
d'excellentes raisons et, notamment, pour permettre
aux nouvelles équipes de disposer d'un temps
suffisant pour réunir les sponsors, les designers
et l'équipage nécessaires".
"Une préparation moins longue uniformiserait
les équipes existantes, qu'elles soient riches
ou non", veut de son côté croire
Paco Latorre, porte-parole d'ACM. "Sans empêcher
l'arrivée de nouvelles équipes, elle
joue en faveur des syndicats existants.''
Une vision que partage notamment James Pleasance,
managing director de Force10 Marketing, une des
principales entreprises spécialisées
dans le sponsoring sportif.
"Pour que les nouveaux challengers soient en
mesure de trouver les sommes nécessaires,
ils se doivent d'être compétitifs face
aux équipes bien financées et ils
disposeraient alors d'un laps de temps considérablement
réduit", affirme t-il, tout en reconnaissant
cependant qu'une telle évolution aurait pour
effet de d'accroître l'intérête
du puclic pour la Coupe.
Pas de question en tout cas du côté
de Keith Mills qui, sur la base d'un budget de l'ordre
de 120 millions d'euros, s'est fixé comme
objectif de gagner l'édition 2011, après
un galop d'essai dans celle de 2009.
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