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Sponsor du Team BMW Oracle Racing,
l'assureur Allianz a fait réaliser une très
intéressante étude.
Réalisée en coopération avec le professeur Tom Cannon,
doyen de la Business School de l'Université de Buckingham
et expert de premier plan dans le domaine du sport
et de la finance des entreprises, celle-ci vise
en effet a mesurer rapport sur l'impact économique
de la participation, la conquête et l'organisation
de l'America's Cup.
La première conclusion de l'étude
a sans aucun doute fait plaisir aux organisateurs
suisses qui, depuis la victoire en Nouvelle-Zélande,
affirment que la Coupe est depuis longtemps sous-exploitée.
"Je dirige des études dans le domaine du sport
depuis de nombreuses années, mais j'ai été vraiment
surpris par la dimension du trophée de l'America's
Cup", a expliqué Tom Cannon en présentant
son rapport. "Un sport mettant en compétition
des millionnaires et milliardaires est devenu un
événement octroyant des milliards de dollars au
syndicat gagnant et à sa ville d'élection".
Une analyse qui, d'ores et déjà, a
conduit Allianz a investir à nouveau dans
la Coupe après sa première participation
aux côtés du syndicat américain.
"L'America's Cup a évolué d'un événement restreint
à un groupe élitiste de personnes à un événement
majeur du calendrier sportif international",
explique ainsi Bjoern Widemann, responsable de la
communication de marque chez l'assureur.
"En tant qu'un des premiers fournisseurs internationaux
de services financiers, Allianz s'efforce de prendre
les bonnes décisions au bon moment et nous nous
basons sur des données pour le faire. Avec ce rapport,
nous avons l'intention de soutenir le développement
ultérieur du sport en respectant les demandes des
équipes et des marins, du public et des sponsors".
Au-delà de cette analyse globale, l'étude
menée par le professeur Tom Cannon visait,
sur la base d'un certain ombre de critères,a
déterminer l'impact d'un acceuil de l'évènement
pour chacune des possibles villes hôtes.
Ne disposant pas d'un plan d'eau permettant d'acceuillir
les régates, le Defender suisse se trouverait
de nouveau confronté à la question
de savoir où organiser l'évènement
en cas de défense victorieuse en juin prochain.
L'étude a étudié à ce
sujet les deux possibilités les plus souvent
évoquées que sont une nouvelle édition
à Valence et Dubai, la ville qui a abrité
les entraînements hivernaux du Defender.
Pour la ville espagnole, qui a investi presque 3
milliards de dollars pour organiser les épreuves
en cours, une nouvelle édition serait tout
bénéfice et apporterait 2,75 milliards
de dollars.
Pour Dubai, l'organisation de la Coupe peut s'assimiler
à un véritable jackpot puisque, selon
l'étude, ce ne sont pas moins de 10 milliards
en retombées diverses que peuvent attendre
les responsables locaux.
S'agissant du Team BMW Oracle, l'étude prend
soin d'envisager une organisation en baie de San
Francisco, "patrie" du syndicat, et un
vrai retour aux sources avec une défense
américaine à Newport ou dans un autre
port de la Côte Est.
Le premier cas serait manifestement nettement plus
profitable puisque le bénéfice est
alors estimé à 9,9 milliards quand
le second est "seulement" de 4,5 milliards.
Vient ensuite le cas du Team New Zealand qui, pour
les auteurs de l'étude, devrait choisir entre
Dubai (et des conséquences identiques à
celles d'Alinghi) et la Nouvelle-Zélande.
Même si un retour sur le Golfe d'Hauraki n'est
estimé qu'à 1,75 milliards, il y cependant
fort peu de chances de voir Grant Dalton et les
siens prendrent le risque de se mettre tout un pays
à dos.
Parce qu'il faut prévoir toutes les possibilités,
le professeur Tom Cannon et ses analystes ont enfin
pris le soin d'envisager une victoire du Desafío
Español.
Selon l'étude, celle-ci apporterait un supplément
de 1,5 milliards de dollars à l'économie espagnole
(en effets directs et indirects, sur le court et
le moyen terme) et générait environ
22 500 emplois.
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