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Interviewé par Sail Magazine,
le designer franco-argentin ne fait pas dans la
demi-mesure.
À propos de la Class America d'abord qui, introduite
lors de la XXXe Coupe de San Diego en 1992, produirait
selon lui des bateaux dorénavant tout à fait obsolètes.
"Je souhaite que la flotte de la Coupe soit plus
avancée technologiquement", explique t-il.
"Quand ont été élaborées les règles de jauge, ça
représentait un vrai bon en avant par rapport aux
vieux 12 mètres J", poursuit Juan Kouyoumdjian.
"Travailler avec une règle qui comporte autant
de restriction c'est en même temps confortable et
pénible. Parfois, on à l'impression de faire
de la Formule 1 avec des tracteurs".
Pas de langue de bois non plus concernant l'organisation
à propos de laquelle Juan K exprime des positions
qui ne sont pas sans rappeler celles de Peter Gilmour
(qui, peu avant son embauche par Alinghi, se demandait
avec beaucoup de candeur quel était l'intérêt d'accepter
des syndicats qui n'avaient aucune chance de gagner).
"La gestion de l'America's Cup repose sur une confusion
entre qualité et quantité", déclare celui qui dispute
cette compétition pour le compte du très riche BMW
Oracle Racing. "Nous avons clairement trois divisions
ce qui ne correspond à ce que la Coupe a longtemps
été".
"Je souhaiterais plutôt que l'on vise dans le futur
à retrouver la qualité et le glamour de l'évènement,
avec une règle de jauge qui n'empêche pas les évolutions
avec pour seul objectif de maintenir en vie des
petites équipes."
Ce futur restant largement conditionné par le nom
de celui qui sortira vainqueur des duels de l'America's
Cup Match, difficile pourtant de faire des pronostics
quant aux conditions dans lesquelles se déroulera
la prochaine édition.
"À ce stade, personne ne peut dire s'il y aura un
Act dès septembre, une Coupe en 2009 ou en 2011
ou autre chose", déplore Juan Kouyoumdjian. "Le
Deed of Gift donne toute latitude au vainqueur et
cela créer des difficultés pour ceux qui veulent
élaborer un circuit."
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