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  Vu de chez Paul Cayard (04/03/07)
(source : Valencia Sailing)

Quelques extraits de l'interview donnée par le "petit nouveau" du Desafío Español à Valencia Sailing.

Vous naviguez maintenant depuis trois semaines avec le Desafío Español. Qu'elles sont vos impressions à propos du nouveau ESP 97 ?

Je pense que, comme prévu, le ESP 97 est une version légèrement améliorée du ESP 88. Comme vous le savez, j'ai précisément intégré l'équipe pour aider à optimiser encore ce bateau.

Ce que nous essayons de faire est de gagner en flexibilité parce ce que, au bout du compte, le vrai but est d'être performant face à nos concurrents directs. Tant que nous ne nous serons pas mesurer avec les autres équipes, nous ne pourrons pas vraiment savoir comment optimiser encore le bateau.

Ceci même si nous avons quelques idées basées sur l'expérience de l'année dernière et sur le ESP 88, le premier des deux nouveaux bateaux.

Ceci signifie t-il que vous envisagez des rencontres amicales avec d'autres équipes durant le mois de mars ?

Tout à fait. La semaine prochaine, le Desafío Español naviguera contre BMW Oracle, Mascalzone Latino Capitalia et sûrement contre Luna Rossa.

Vous parliez de "concurents directs" du Desafío. Qui sont-ils ?

Ceux qui visent une place en semi-finales de la Louis Vuitton Cup, c'est-à-dire Luna Rossa, Mascalzone Latino Capitalia, Victory Challenge et, bien sûr Emirates Team NZ et BMW Oracle. Ces deux derniers sont peut-être un peu fort mais qui peut vraiment savoir ?

Considérant le niveau de cette compétition, les trois semaines que vous allez passer en mars ici seront-elles suffisantes pour aider l'équipe espagnole ?


Je vais donner tout ce que je peux, sachant que j'ai décidé il y a longtemps de cela de ne plus être complètement impliqué dans l'America's Cup. Il est évident que j'aurais apporté plus en travaillant une année complète avec l'équipe mais j'avais d'autres priorités, notamment familiales. Nous sommes donc tombés d'accord pour un mois et c'est ce qui je vais faire du mieux possible.

En se référant à votre campagne de 1992 au cours de laquelle pas moins de cinq nouveaux bateaux avaient été construits, pensez-vous que l'actuelle limite de deux doit être revue ?

Non, je pense que c'est une bonne règle. Même si, de manière plus globale, les sommes dépensées dans la Coupe atteignent maintenant un niveau que l'on peut considérer comme excessif. L'argent est le principal facteur dans la compétition.

Certes, mais n'est-ce pas le cas pour la plupart des grands sports professionnels ?

Non, ce n'est pas toujours le cas. Dans le football américain, il existe un plafond de dépense de 80 millions de dollars par an et par équipe et, de ce fait, les talents sont mieux partagés et les matches plus équilibrés. Par contraste, de telles limites n'existent pas dans le baseball et, au bout du compte, les New York Yankees s'achètent toujours les meilleurs parce qu'ils disposent de 20 fois le budget des San Francisci Giants.

La même comparaison peut être faite entre les courses NASCAR et la Formule 1. Les premières sont devenues très populaires aux USA essentiellement par ce que toutes les voitures sont très proches alors que les secondes voient toujours les quatre plus riches équipes se partager les victoires.

Vous seriez donc favorable à ce qu'un plafond de dépenses soit introduit aussi dans l'America's Cup ?

Lorsque l'on veut créer une nouvelle règle, il faut garder à l'esprit qu'elle doit effectivement pouvoir être mise en pratique. Dans le cas contraire, ce n'est pas une bonne idée. Je pense que ce que veut voir le public, ce sont des courses vraiment ouvertes et disputées. Rien n'est moins passionnant que de savoir à l'avance qui sera le vainqueur.

Nous avons douze équipes présentes et si, sur telle ou telle course, chacune d'entre-elles peut battre les autres, ce sera une la meilleure des compétitions possibles. C'est évidemment un scénario idéal mais certains des excès peuvent être corrigés.

Seriez-vous favorable à une application plus stricte des règles de nationalité dans l'America's Cup?

Je suis convaincu que la question des nationalités est un des points qui permet de faire venir le public. Si tous ne comprennent pas tout des régates à cause de des règles et de leur complexité, une chose qui parle reste la nationalité, le patriotisme.

En Italie, les courses sont très populaires non parce que chacun maîtrise les subtilités du règlement mais parce que c'est un pays très patriotique et qu'ils leur suffit dans ce cadre de voir un bateau courir avec les lettres ITA sur la voile.

Si vous me demandez si un strict nationalisme est nécessaire, ma réponse est non. Je ne crois pas nécessaire que toute une équipe doive être composée de membres venant du pays du syndicat. Telle qu'il est, le système me semble satisfaisant, avec suffisamment de nationalisme pour attirer le public tout en permettant aux marins d'être professionnels.

 
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