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Quelques extraits de l'interview
donnée par le "petit nouveau" du Desafío Español
à Valencia Sailing.
Vous naviguez maintenant depuis trois semaines
avec le Desafío Español. Qu'elles sont vos impressions
à propos du nouveau ESP 97 ?
Je pense que, comme prévu, le ESP 97 est une version
légèrement améliorée du ESP 88. Comme vous le savez,
j'ai précisément intégré l'équipe pour aider à optimiser
encore ce bateau.
Ce que nous essayons de faire est de gagner en flexibilité
parce ce que, au bout du compte, le vrai but est
d'être performant face à nos concurrents directs.
Tant que nous ne nous serons pas mesurer avec les
autres équipes, nous ne pourrons pas vraiment savoir
comment optimiser encore le bateau.
Ceci même si nous avons quelques idées basées sur
l'expérience de l'année dernière et sur le ESP 88,
le premier des deux nouveaux bateaux.
Ceci signifie t-il que vous envisagez des rencontres
amicales avec d'autres équipes durant le mois de
mars ?
Tout à fait. La semaine prochaine, le Desafío Español
naviguera contre BMW Oracle, Mascalzone Latino Capitalia
et sûrement contre Luna Rossa.
Vous parliez de "concurents directs" du Desafío.
Qui sont-ils ?
Ceux qui visent une place en semi-finales de la
Louis Vuitton Cup, c'est-à-dire Luna Rossa, Mascalzone
Latino Capitalia, Victory Challenge et, bien sûr
Emirates Team NZ et BMW Oracle. Ces deux derniers
sont peut-être un peu fort mais qui peut vraiment
savoir ?
Considérant le niveau de cette compétition, les
trois semaines que vous allez passer en mars ici
seront-elles suffisantes pour aider l'équipe espagnole
?
Je vais donner tout ce que je peux, sachant que
j'ai décidé il y a longtemps de cela de ne plus
être complètement impliqué dans l'America's Cup.
Il est évident que j'aurais apporté plus en travaillant
une année complète avec l'équipe mais j'avais d'autres
priorités, notamment familiales. Nous sommes donc
tombés d'accord pour un mois et c'est ce qui je
vais faire du mieux possible.
En se référant à votre campagne de 1992 au cours
de laquelle pas moins de cinq nouveaux bateaux avaient
été construits, pensez-vous que l'actuelle limite
de deux doit être revue ?
Non, je pense que c'est une bonne règle. Même si,
de manière plus globale, les sommes dépensées dans
la Coupe atteignent maintenant un niveau que l'on
peut considérer comme excessif. L'argent est le
principal facteur dans la compétition.
Certes, mais n'est-ce pas le cas pour la plupart
des grands sports professionnels ?
Non, ce n'est pas toujours le cas. Dans le football
américain, il existe un plafond de dépense de 80
millions de dollars par an et par équipe et, de
ce fait, les talents sont mieux partagés et les
matches plus équilibrés. Par contraste, de telles
limites n'existent pas dans le baseball et, au bout
du compte, les New York Yankees s'achètent toujours
les meilleurs parce qu'ils disposent de 20 fois
le budget des San Francisci Giants.
La même comparaison peut être faite entre les courses
NASCAR et la Formule 1. Les premières sont devenues
très populaires aux USA essentiellement par ce que
toutes les voitures sont très proches alors que
les secondes voient toujours les quatre plus riches
équipes se partager les victoires.
Vous seriez donc favorable à ce qu'un plafond
de dépenses soit introduit aussi dans l'America's
Cup ?
Lorsque l'on veut créer une nouvelle règle, il faut
garder à l'esprit qu'elle doit effectivement pouvoir
être mise en pratique. Dans le cas contraire, ce
n'est pas une bonne idée. Je pense que ce que veut
voir le public, ce sont des courses vraiment ouvertes
et disputées. Rien n'est moins passionnant que de
savoir à l'avance qui sera le vainqueur.
Nous avons douze équipes présentes et si, sur telle
ou telle course, chacune d'entre-elles peut battre
les autres, ce sera une la meilleure des compétitions
possibles. C'est évidemment un scénario idéal mais
certains des excès peuvent être corrigés.
Seriez-vous favorable à une application plus
stricte des règles de nationalité dans l'America's
Cup?
Je suis convaincu que la question des nationalités
est un des points qui permet de faire venir le public.
Si tous ne comprennent pas tout des régates à cause
de des règles et de leur complexité, une chose qui
parle reste la nationalité, le patriotisme.
En Italie, les courses sont très populaires non
parce que chacun maîtrise les subtilités du règlement
mais parce que c'est un pays très patriotique et
qu'ils leur suffit dans ce cadre de voir un bateau
courir avec les lettres ITA sur la voile.
Si vous me demandez si un strict nationalisme est
nécessaire, ma réponse est non. Je ne crois pas
nécessaire que toute une équipe doive être composée
de membres venant du pays du syndicat. Telle qu'il
est, le système me semble satisfaisant, avec suffisamment
de nationalisme pour attirer le public tout en permettant
aux marins d'être professionnels.
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