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Interrogé par le NZ Herald,
John Cutler livre une analyse des plus réalistes
des chances du Desafío Español, notamment par rapport
aux "big three challengers".
"Par rapport à nous, je mesure parfaitement
l'avance de ces équipes en terme de ressources,
de personnes, d'expérience, d'argent et de
temps", explique l'américain.
"Il existe une vraie différence entre
une équipe qui, comme la notre, existe depuis
ans et des teams tels que Oracle, Team New Zealand
et Luna Rossa qui travaillent ensemble depuis de
longues années".
Ceci étant, John Cutler refuse le défaitisme
et veut croire que la progression de son syndicat
pourra lui permettre de tutoyer ces grands favoris.
De fait, et même s'il est le quatrième
du nom, le Desafío 2007 n'a pas grand chose à
voir avec ses prédecesseurs.
Outre un budget qui les place en milieu de tableau,
les espagnols ont cette fois-ci fait appel à
toutes les ressources possibles pour mettre en place
un programme vraiment compétitif.
Pendant que John Cutler tient le rôle de tacticien,
c'est son compatriote Matt Wachowicz qui est navigateur
tandis que la barre est alternativement entre les
mains dupolonais Karol Jabolonski et du danois Jesper
Radich.
Même configuration dans l'équipe de
conception où, autour des américains
John Reichel et Jim Pugh, a été constituée
une plate-forme des plus internationales.
Durant le mois écoulé, ce n'est rien
de moins que le vétéran Paul Cayard
qui est venu réaliser au sein de l'équipe
espagnole une "pige de luxe" dont il n'est
finalement pas certain qu'elle soit sans lendemain.
"Il y a toujours une chance de le voir à
un rôle quelconque", répond John
Cutler quant à la question d'un éventuel
retour de Paul Cayard. "C'est peu probable
mais il ne faut jamais dire jamais dans l'America's
Cup."
Interrogé quant aux équipes qu'il
craint le plus pour ces deux rounds robin de compétition,
l'américain vise sans abiguité le
Team New Zealand et ses anciens coéquipiers
du BMW Oracle Racing.
"Ils sont extrêmement bien financés
et organisés", explique t-il. "Ils
disposent tous les deux un plan clair de la manière
dont devra se dérouler la compétition
et, de l'extérieur, ce sont les deux équipes
à battre".
"Ce sera dur de se glisser entre ces deux là
et tout dépend en fait de la manière
dont leurs équipiers mèneront leur
bateau", ajoute t-il. "Vont-ils commettrent
des erreurs sous la pression ? Vont-ils réussir
à obtenir le côté du plan d'eau
préconisé par leur équipe météo
? Vont-ils franchir la ligne de départ dans
le bon timing ?".
Réponse dans quelques jours maintenant...
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