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Sans faux-fuyants, Stéphane Kandler,
patron du syndicat français, fait le point sur cette
campagne 2009.
"On est repartis à la case départ", déclare t-il
à Axel Capron, journaliste qui couvre l'America's
Cup pour le site Internet Sports.fr. "Si rien n'a
bougé d'ici fin novembre, si on n'a pas de concret
et si des discussions sérieuses n'ont pas été entamées,
on arrêtera".
L'heure est grave donc, mais le responsable français
garde l'espoir, affirmant que, pour l'heure, rien
n'est encore perdu pour les différents candidats
à la participation.
"La nouvelle jauge a été publiée le 31 octobre,
peut-être que les challengers déjà inscrits ont
un mois ou un mois et demi d'avance", reconnaît-il,
ajoutant cependant que "Pour l'instant, (K-Challenge)
est encore dans les temps, même s'il ne faut pas
traîner".
Comme à chacune des éditions depuis 1992, la vraie
question est finalement de savoir si un projet de
syndicat français suffisamment doté finira par voir
le jour, permettant aux talents hexagonaux de trouver
un espace pour exprimer leur talent.
Un projet qui, cette fois-ci, ne semble pas devoir
être soutenu par Areva, le groupe français et l'équipe
dirigeante du syndicat s'étant manifestement quittés
sur un vrai désaccord stratégique. Une vraie déception
pour les supporters français mais qui n'empêche
manifestement pas Kandler et son équipe de garder
la foi.
"Soit on s'apitoie sur notre sort, soit on prouve
vraiment que la France est une grande nation de
voile, dans ce cas, allons dans l'America's Cup",
explique Stéphane Kandler. "On a les talents, des
architectes, des marins, il faut maintenant leur
donner les moyens de les exprimer. Et ces moyens
existent."
Des talents qui, dorénavant habitués au standing
d'équipes bien plus richement pourvues, ne sont
pas prêts à venir uniquement pour faire de la figuration.
"Bertrand Pacé, par exemple, a envie de venir, mais
pas à n'importe quel prix", affirme le patron du
K-Challenge. "Un architecte comme Guillaume Verdier
est bourré de talent, j'aimerais lui offrir les
moyens de faire quelque chose."
Au-delà de la question des hommes, le syndicat français
reste mesuré dans ses objectifs financiers, bien
loin d'un budget pharaonique à la Oracle. Ce qui
n'empêche en rien d'afficher de vraies ambitions
sportives.
"On cherche un partenaire-titre qui apporterait
16 millions d'euros sur deux ans, soit 8 millions
par an, le prix d'une équipe cycliste moyenne",
expose Stéphane Kandler. "Ensuite, on doit trouver
14 millions supplémentaires entre des partenaires
et des fournisseurs officiels qui bénéficieront
d'une grande visibilité sur le bateau. A 30 millions,
on peut être compétitif si les moyens sont réunis
très rapidement."
Des moyens qui permettraient à K-Challenge de faire
valoir de vrais atouts pour cette 33e America's
Cup radicalement modernisée.
"K-Challenge, c'est un ensemble d'actifs, un système
et une base en place. Nous pouvons déjà nous appuyer
sur une organisation rodée, ce qui est un énorme
avantage car le cycle jusqu'à la prochaine Coupe
est très court", affirme ainsi Stéphane Kandler,
qui veut croire en ses chances et considère que
la nouvelle jauge "va remettre les pendules à l'heure".
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