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Avec cinq victoires consécutives,
les hommes de Dean Barker sortent grands vainqueurs
de la LV Cup.
Match 5 – Team New Zealand bat Luna Rossa (0'22'')
Pour la mise à mort de l'adversaire italien dans
l'arène valencienne, Emirates Team New Zealand bénéficie
d'une météo assez conventionnelle : brise thermique
d'est-sud-est comprise entre 8 et 9 nœuds et plan
d'eau uniquement ridé par le sillage des nombreux
bateaux spectateurs.
Pour être certain de lancer le départ dans les meilleures
conditions possibles, le Comité de Course décide
de reporter le départ d'une vingtaine de minutes.
A 15h25, les deux finalistes s'élancent en tribord
à égalité sur la ligne, ITA 94 au vent de NZL 92.
Les Italiens virent les premiers pour partir sur
la droite du plan d'eau. Ils sont suivis quelques
secondes plus tard des Néo-zélandais.
Au terme d'un long "speed test", Luna Rossa gagne
une demi-longueur d'avance et décide de virer à
l'approche de la layline tribord. Mais cet avantage
ne paraît pas suffisant. Les Kiwis virent sous leur
vent et réduisent l'écart, obligeant les Italiens
à repartir vers la droite. Emirates Team New Zealand
n'a plus qu'à contrôler son adversaire jusqu'à la
bouée au vent.
Dans le premier portant, Luna Rossa s'accroche.
James Spithill feinte l'équipe néo-zélandaise en
initiant un début d'empannage. Les Kiwis empannent
sur tribord et laissent les Italiens s'échapper
sur la droite du parcours pour réduire leur retard
de moitié. Mais cela ne suffira pas. L'écart à la
deuxième marque est toujours de 20 secondes.
Dans le deuxième près, ITA 94 enchaîne de beaux
virements face à NZL 92, mais Dean Barker et ses
hommes protègent la droite et à la troisième marque,
l'aiguille du chrono est de nouveau bloquée sur
le 20.
Dans le dernier portant, les Italiens reviennent
à 30 mètres du bateau noir, mais leurs tentatives
resteront vaines. Emirates Team New Zealand franchit
la ligne d'arrivée en tête.
Les modifications apportées à ITA 94 la nuit dernière
permettent à Luna Rossa d'offrir un beau spectacle
et de laisser planer le suspense lors de ce cinquième
match, mais devant la supériorité de l'équipe néo-zélandaise,
James Spithill et ses hommes sont malheureusement
impuissants.
Le bateau transalpin n'a jamais réussi à percer
la défense des All Blacks de l'America's Cup. Si
en demi-finales face à BMW Oracle, l'équipe de Luna
Rossa avait franchi toutes les marques en tête,
elle subit ici l'exact scénario inverse.
Une immense déception pour le camp italien qui,
après son 5-1 contre les Américains, pouvait logiquement
espérer une finale plus disputée.
"C'est un résultat très dur pour l'équipe",
explique ainsi Torben Grael, tacticien du Luna Rossa
Challenge. "Un résultat qui ne reflète pas
du tout notre niveau".
"Ils avaient peut-être un peu plus de vitesse
que nous, même si ce n'était pas flagrant aujourd'hui",
a poursuivi le brésilien. "Ils ont eu
la chance de leur côté et ils n'ont fait que très
peu d'erreurs donc c'était vraiment difficile de
les battre. Le premier match a sans doute été décisif.
Si nous avions gagné, nous aurions peut-être été
plus forts psychologiquement. Mais ils ont vraiment
très bien navigué et tout ce que nous pouvons faire
c'est les féliciter pour leur victoire".
De leur côté, les héros du jour ont
été présentés et acclamés par la foule massée sous
le foredeck club. Grant Dalton, le patron d’Emirates
Team New Zealand, a tenu à féliciter son équipe,
à rendre hommage à son adversaire Luna Rossa et
aux organisateurs de l’événement, avant de terminer
par un remerciement chaleureux à tous les supporters.
Ce soir, les hommes de l’hémisphère sud vont faire
la fête, tout en songeant à leur prochain challenge,
comme l’évoquait Dean Barker en conférence de presse.
"C’est la première fois que je participe à
la Louis Vuitton Cup. C’est fantastique de faire
partie d’une équipe qui atteint ce niveau de compétition.
Mais ce n’est qu’une étape vers notre but ultime
qui est de battre Alinghi et de remporter la Coupe."
Il y a 12 ans, en 1995, Team New Zealand avait déjà
gagné la Louis Vuitton Cup avant de remporter le
Match. A l’époque, Dean Barker était encore un jeune
régatier. Cinq ans plus tard, il brandissait l’Aiguière
d’Argent, brillamment défendue par son équipe face
à Luna Rossa Challenge.
En 2003, la défense néo-zélandaise s’inclinait cette
fois 5-0 face à Alinghi, le vainqueur des challengers.
Pour cette 32e America’s Cup, les rôles sont inversés.
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