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LOUIS VUITTON CUP
Valence (ESP) - 16 Avril/12 juin 2007
      
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 Place aux semi-finales ... (13/05/06)
(sources : Reuters :& International Herald Tribune)

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Les nouvelles cotes

Les choses sérieuses commencent demain avec des semi-finales où les kiwis et les américains partent grands favoris.

Désormais, un seul match par jour au programme pour chaque équipe et un seul point par victoire (contre deux en Round Robin), la victoire allant à la première équipe à remporter cinq points.

Team New Zealand vs Desafío Español

Parti un peu en deça des attentes, le Team New Zealand est ensuite monté en puissance et, en remportant ses dix derniers duels, est finalement parvenu à terminer premier des sélections.

Ce faisant, les kiwis ont pu choisir leur adversaire et, sans grande suprise, ont opté pour le Desafío Español dans la semi-finale la plus déséquilibrée, au moins sur le papier.

Le Team New Zealand est sans conteste le plus expérimenté et le plus capé des challengers de cette 32e édition. Pouvant se targuer de deux très belles victoires dans l'America's Cup (en 1995 et en 2000), les kiwis ont perdu le titre de Defender en 2003 face à Alinghi. Par ailleurs, ils sont sortis vainqueurs de tous les duels qui les ont opposés aux espagnols.

"Le Team New Zealand ne devrait avoir aucune difficulté avec le Desafío Español", affirme ainsi le très respecté Peter Lester, commentateur pour le compte du New Zealand Herald et ancien coach du Desafío 1992. "Les espagnols ayant d'ores et déjà atteint leur but, les néo-zélandais devraient gagner par 5 à 0".

"C'est toujours un choix difficile mais Dean [barker] a fait le bon en nous choisissant", s'amuse le polonais Karol Jablonski, barreur du ESP 97. "Ceci nous donnera la possibilité de leur rendre la monnaie de leur pièce".

"C'est pour nous un vrai bonheur de naviguer contre le Team New Zealand", poursuit-il. "Si nous avons atteint notre objectif en atteignant les semi-finale, et nous voulons vraiment aller plus loin maintenant".

"Nous sommes en train de travailler notre stratégie et à quelques petites choses qui pourraient rendre le bateau plus rapide. Mais ce qui n'a pas pas été fait en deux ans et demi ne peut pas l'être en deux jours. Nous devons poursuivre sur notre élan et faire le boulot aussi bien que nous le pouvons".

Face à cet apparent fatalisme, le coach de l'équipe kiwie Terry Hutchinson douche les enthousiasmes en rappellant qu'en 2003, le Team New Zealand annonçait une victoire par cinq à zéro.

"Il se dit que nous sommes favoris face à l'Espagne mais, pour le moment, nos scores sont les mêmes et les deux équipes n'ont pas encore commencé", a t-il lancé dimanche à des médias néo-zélandais un peu trop optimistes. "Je sais que nous nous sommes préparés à une série complète de neuf matches contre les espagnols et je pense que toute autre manière de voir serait naïve".

De fait, il faut effectivement se rappeler que l'invincible équipe annoncée en début de compétition a quand même enregistrée quelques belles déconvenues avec trois défaites qui l'ont releguer à la troisième place du classement pendant la majeure partie des sélections.

Tout en reconnaissant être parfaitement satisfait de la manière dont son équipe a peu à peu trouvé ses marques, Grant Dalton va dans le même sens que Terry Hutchinson en rappelant que tout est encore à faire.

"Lundi, le jeu reprend à zéro et chaque victoire remportée jusqu'ici dans la Louis Vuitton Cup n'a aucune valeur", rappelle t-il. "Malgré les pronostics, chaque course sera difficile et il faut vraiment resté attentif, notamment quand les conditions sont changeantes".

En face du Team New Zealand, le Desafío Español fait cependant figure de "petit poucet" et est la première équipe ibérique a atteindre ce niveau de la compétition. Karol Jablonski et ses coéquipiers ont arraché la quatrième place in extremis grâce à une défaite du Victory Challenge dans son avant-dernière course.

Ceci étant, le patron du syndicat Agustin Zulueta tient à souligner que cette sélection est parfaitement méritée.

"Nous sommes en semi-finale parce que nous avons fait ce qu'il fallait pour cela et non parce que Victory Challenge a perdu", tient-il a expliqué "Nous avons gagner treize courses durant les rounds robin ce qui suffit à montrer que le travail a été bien fait".

"Les autres ont un budget qui représente le double du notre et ont derrière eux dix-huit années d'expériences", poursuit-il. "Nous ne les avons jamais battu mais nous leur avons mené la vie dure. C'est maintenant une seconde chance et je sais que nous avons le potentiel".

BMW Oracle Racing vs Luna Rossa Challenge

En choisissant le Desafío, le Team New Zealand laisse face-à-face BMW Oracle Racing et le Luna Rossa Challenge, les deux autres "big three".

Considérée de l'avis unanime comme le plus riche des syndicats de cette 32e America's Cup, l'équipe de Larry Ellison a débuté en fanfare pour ensuite devoir s'effacer face à des kiwis en pleine ascension. Une déception que le skipper Chris Dickson veut très vite dépasser.

"Nous revenons parfaitement frais et prêts pour les semi-finales. Il reste encore beaucoup de courses à disputer", lance t-il en forme de réponse quant à sa défaite contre le Team NZ.

"Nous avons eu des matches disputés contre Luna Rossa chaque fois que nous les avons rencontré et je suis sûr qu'il en sera ainsi à nouveau".

Dans les dix courses qui ont opposé les deux équipes depuis le début de la 32e Coupe (en comprenant les LV Acts), les américains se sont imposés six fois avec une marge qui n'a jamais dépassé les 19 secondes.

Pour les commentateurs, le jeu est assez ouvert entre les deux équipes mais, de l'avis général les américains disposent très clairement d'un bateau bien supérieur.

"Luna Rossa devra se monter agressif car, dans un bord-à-bord, Oracle est un petit peu plus rapide", affirme ainsi Peter Lester.

Un handicap auquel Luna Rossa a tenté de remédier durant ces quatre jours de repos en effectuant des modifications de dernières minutes sur les appendices et sur les gréements.

"Ça devrait être une vraie bataille, les bateaux étant très proches l'un de l'autre", affirme de son côté l'australien James Spithill, barreur du ITA 94. "Il faut s'attendre à des courses plus difficiles que celles que nous avons déjà disputé, qui étaient pourtant déjà très serrées. Je pense que nous irons au bout des neuf courses".

 
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