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Les nouvelles cotes
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Les
choses sérieuses commencent demain avec des semi-finales
où les kiwis et les américains partent grands favoris.
Désormais, un seul match par jour au programme pour
chaque équipe et un seul point par victoire (contre
deux en Round Robin), la victoire allant à la première
équipe à remporter cinq points.
Team New Zealand vs Desafío Español
Parti un peu en deça des attentes, le Team New Zealand
est ensuite monté en puissance et, en remportant
ses dix derniers duels, est finalement parvenu à
terminer premier des sélections.
Ce faisant, les kiwis ont pu choisir leur adversaire
et, sans grande suprise, ont opté pour le Desafío
Español dans la semi-finale la plus déséquilibrée,
au moins sur le papier.
Le Team New Zealand est sans conteste le plus expérimenté
et le plus capé des challengers de cette 32e édition.
Pouvant se targuer de deux très belles victoires
dans l'America's Cup (en 1995 et en 2000), les kiwis
ont perdu le titre de Defender en 2003 face à Alinghi.
Par ailleurs, ils sont sortis vainqueurs de tous
les duels qui les ont opposés aux espagnols.
"Le Team New Zealand ne devrait avoir aucune difficulté
avec le Desafío Español", affirme ainsi le très
respecté Peter Lester, commentateur pour le compte
du New Zealand Herald et ancien coach du Desafío
1992. "Les espagnols ayant d'ores et déjà atteint
leur but, les néo-zélandais devraient gagner par
5 à 0".
"C'est toujours un choix difficile mais Dean [barker]
a fait le bon en nous choisissant", s'amuse le polonais
Karol Jablonski, barreur du ESP 97. "Ceci nous donnera
la possibilité de leur rendre la monnaie de leur
pièce".
"C'est pour nous un vrai bonheur de naviguer contre
le Team New Zealand", poursuit-il. "Si nous avons
atteint notre objectif en atteignant les semi-finale,
et nous voulons vraiment aller plus loin maintenant".
"Nous sommes en train de travailler notre stratégie
et à quelques petites choses qui pourraient rendre
le bateau plus rapide. Mais ce qui n'a pas pas été
fait en deux ans et demi ne peut pas l'être en deux
jours. Nous devons poursuivre sur notre élan et
faire le boulot aussi bien que nous le pouvons".
Face à cet apparent fatalisme, le coach de l'équipe
kiwie Terry Hutchinson douche les enthousiasmes
en rappellant qu'en 2003, le Team New Zealand annonçait
une victoire par cinq à zéro.
"Il se dit que nous sommes favoris face à l'Espagne
mais, pour le moment, nos scores sont les mêmes
et les deux équipes n'ont pas encore commencé",
a t-il lancé dimanche à des médias néo-zélandais
un peu trop optimistes. "Je sais que nous nous sommes
préparés à une série complète de neuf matches contre
les espagnols et je pense que toute autre manière
de voir serait naïve".
De fait, il faut effectivement se rappeler que l'invincible
équipe annoncée en début de compétition a quand
même enregistrée quelques belles déconvenues avec
trois défaites qui l'ont releguer à la troisième
place du classement pendant la majeure partie des
sélections.
Tout en reconnaissant être parfaitement satisfait
de la manière dont son équipe a peu à peu trouvé
ses marques, Grant Dalton va dans le même sens que
Terry Hutchinson en rappelant que tout est encore
à faire.
"Lundi, le jeu reprend à zéro et chaque victoire
remportée jusqu'ici dans la Louis Vuitton Cup n'a
aucune valeur", rappelle t-il. "Malgré les pronostics,
chaque course sera difficile et il faut vraiment
resté attentif, notamment quand les conditions sont
changeantes".
En face du Team New Zealand, le Desafío Español
fait cependant figure de "petit poucet" et est la
première équipe ibérique a atteindre ce niveau de
la compétition. Karol Jablonski et ses coéquipiers
ont arraché la quatrième place in extremis grâce
à une défaite du Victory Challenge dans son avant-dernière
course.
Ceci étant, le patron du syndicat Agustin Zulueta
tient à souligner que cette sélection est parfaitement
méritée.
"Nous sommes en semi-finale parce que nous avons
fait ce qu'il fallait pour cela et non parce que
Victory Challenge a perdu", tient-il a expliqué
"Nous avons gagner treize courses durant les rounds
robin ce qui suffit à montrer que le travail a été
bien fait".
"Les autres ont un budget qui représente le double
du notre et ont derrière eux dix-huit années d'expériences",
poursuit-il. "Nous ne les avons jamais battu mais
nous leur avons mené la vie dure. C'est maintenant
une seconde chance et je sais que nous avons le
potentiel".
BMW Oracle Racing vs Luna Rossa Challenge
En choisissant le Desafío, le Team New Zealand laisse
face-à-face BMW Oracle Racing et le Luna Rossa Challenge,
les deux autres "big three".
Considérée de l'avis unanime comme le plus riche
des syndicats de cette 32e America's Cup, l'équipe
de Larry Ellison a débuté en fanfare pour ensuite
devoir s'effacer face à des kiwis en pleine ascension.
Une déception que le skipper Chris Dickson veut
très vite dépasser.
"Nous revenons parfaitement frais et prêts pour
les semi-finales. Il reste encore beaucoup de courses
à disputer", lance t-il en forme de réponse quant
à sa défaite contre le Team NZ.
"Nous avons eu des matches disputés contre Luna
Rossa chaque fois que nous les avons rencontré et
je suis sûr qu'il en sera ainsi à nouveau".
Dans les dix courses qui ont opposé les deux équipes
depuis le début de la 32e Coupe (en comprenant les
LV Acts), les américains se sont imposés six fois
avec une marge qui n'a jamais dépassé les 19 secondes.
Pour les commentateurs, le jeu est assez ouvert
entre les deux équipes mais, de l'avis général les
américains disposent très clairement d'un bateau
bien supérieur.
"Luna Rossa devra se monter agressif car, dans un
bord-à-bord, Oracle est un petit peu plus rapide",
affirme ainsi Peter Lester.
Un handicap auquel Luna Rossa a tenté de remédier
durant ces quatre jours de repos en effectuant des
modifications de dernières minutes sur les appendices
et sur les gréements.
"Ça devrait être une vraie bataille, les bateaux
étant très proches l'un de l'autre", affirme de
son côté l'australien James Spithill, barreur du
ITA 94. "Il faut s'attendre à des courses plus difficiles
que celles que nous avons déjà disputé, qui étaient
pourtant déjà très serrées. Je pense que nous irons
au bout des neuf courses".
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