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Alors que les kiwis déroulent,
BMW Oracle Racing et Luna Rossa offrent des matches
d'anthologie.
La brise s’est ressaisie à Valencia. Intenable hier,
elle s’est établie Est-Sud-Est entre 10 et 13 nœuds
en début d’après-midi, soufflant jusqu’à 15 nœuds
en rafales.
Match 2 – Team NZ bat le Desafío Español (00'40")
Au départ, pour la deuxième fois consécutive, les
Néo-zélandais ont eu le côté qu'ils souhaitaient
après avoir parfaitement maîtrisé le jeu.
Karol Jablonski voulait aussi la gauche, mais le
bateau noir lui a coupé les ailes, poussant ESP
97 au-delà du bateau comité, l’obligeant à virer
une poigné de seconde avant le coup de canon. Emirates
Team New Zealand coupe seul la ligne, laissant son
adversaire en deuxième rideau.
La suite est la conséquence directe de ce bon départ
néo-zélandais.
Matt Wachowicz, le navigateur du Desafío Español,
admettait hier que "Terry Hutchinson (ETNZ)
est un excellent tacticien, il sait contrôler son
adversaire."La démonstration fut une nouvelle
fois parfaite. Toujours premier en layline, Emirates
Team New Zealand a passé toutes les marques en tête.
Les Espagnols affirment que leur bateau est rapide
à partir de 14 nœuds de vent, ce qui explique sûrement
pourquoi l’avance engrangée par les Kiwis dans le
premier bord, est ensuite restée stable : 1’15’’
à la première marque, 1’04’’ à la seconde et 1’08’’
à la troisième, avant de se réduire à 40’’ à l’arrivée.
Mais le compteur est clair, Emirates Team New Zealand
mène ce soir le Desafío 2 à 0.
Match 2 – BMW Oracle bat Luna Rossa (0'13")
La phase de départ fut du très grand James Spithill.
Après le dial-up et un petit tour en dessous de
la ligne, Luna Rossa remonte vers le comité, retenant
l’étrave de BMW Oracle dans son tableau arrière.
Une, deux, trois fois, Chris Dickson essaie de forcer
le passage et trois fois, James reste de marbre.
Au top départ, Luna Rossa coupe la ligne avec le
souffle chaud de son adversaire dans les voiles.
Dickson vire tout de suite, Spithill suit, Dickson
renvoie et Spithill couvre encore.
Finalement, les Américains lâchent du lest et partent
vers la gauche, laissant le vent frais aux Italiens
qui s’envolent vers la droite du plan d’eau. En
quelques minutes, ITA 94 a 200 mètres d’avance et
Luna Rossa enroule la première marque 58 secondes
devant le bateau américain.
Là, les Italiens ont peut-être eu un excès de confiance.
Toujours à droite, l’équipage de Francesco de Angelis
laisse les Américains s’échapper à gauche du plan
d’eau où il trouve une pression parfaite pour faire
accélérer USA 98, décidemment très rapide au portant.
L’avance italienne fond comme neige au soleil.
A la bouée sous le vent, BMW Oracle Racing n’a plus
que 20 secondes de retard. Dans le second près,
Chris Dickson sort les dents. Luna Rossa remonte
une nouvelle fois à droite pendant que les Américains
grappillent mètre après mètre sur la gauche.
Dans le dernier tiers du bord, au croisement, l’étrave
américaine frôle la jupe italienne et USA 98 vire
juste au-dessus de ITA 94, forçant son adversaire
à monter avec lui au dial-up (manœuvre appelée «
Slam Dunk »).
James Spithill, animal à sang froid, réussit encore
à se dégager et à reprendre de la vitesse alors
que les Américains sont arrêtés. Les Italiens respirent,
ils passent la dernière marque avec 14 secondes
d’avance. Mais dans le dernier bord, après quelques
empannages, les deux Class America s’engagent sous
spi dans un long speed test vers la gauche du cadre
et en quelques minutes, BMW Oracle prend l’avantage.
L’équipage de Luna Rossa tente une dernière manœuvre,
mais il est trop tard, Chris Dickson file vers la
victoire. Les Américains l’emportent de 13 secondes
et égalisent le score.
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