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Loin des 5 à 0 annoncés,
les semi-finales s'avèrent d'ores et déjà
bien plus disputées que prévu.
Match 3 – Desafío Español bat Team NZ (1'14")
"Nous allons nous concentrer sur les départs
et sur la stratégie pour la première bascule",
déclarait hier John Cutler, tacticien du
Desafío Español 2007. "Si nous parvenons à
être devant ou à nous approcher plus près, nous
aurons un meilleur match".
Dans la minute avant le départ, l'équipe ibérique
lève le pavillon rayé jaune et rouge pour réclamer
contre le Class America néo-zélandais qui empanne
un peu trop près d'ESP 97. Pénalité aussitôt accordée
par les arbitres.
Les Espagnols partent avec un avantage mais savent
que le match est loin d'être gagné. Dans le premier
près, l'équipe de Karol Jablonski se place sur la
droite et arrive tribord à la bouée au vent, en
position de force.
Le Desafío Español passe la marque avec 14 secondes
d'avance sur les Kiwis et signe une première victoire
psychologique sur son adversaire qui, depuis le
début de la Louis Vuitton Cup, n'a jamais été mené
par les Espagnols au passage d'une bouée.
A l'issue du bord de portant, Emirates Team New
Zealand revient à 8 secondes mais les Espagnols
gardent leur sang-froid. Ils reprennent la droite
du plan d'eau, tandis que les Kiwis tentent un grand
écart à gauche. C'en est fini pour eux.
Le Class America vert exploite parfaitement la bascule
de vent à droite et creuse l'écart à 44 secondes
au passage de la troisième marque. Le dernier portant
n'est plus qu'une question de contrôle. Le Desafío
Español s'impose sur la ligne d'arrivée sans même
avoir besoin de la pénalité des Kiwis.
Match 3 – Luna Rossa bat BMW Oracle (0'31")
Dès le pré-départ, Chris Dickson à la barre du bateau
américain tente le même coup que son adversaire
la veille en s'intercalant entre la ligne et ITA
94.
Mais à bord de Luna Rossa, James Spithill refuse
d'entrer dans son jeu. Il part au bateau comité
et laisse BMW Oracle à l'autre extrémité. Les Américains
sont obligés de virer pour repartir sur la droite
avec les Italiens et perdent du terrain.
Positionné du bon côté du plan d'eau, Luna Rossa
creuse très vite l'écart. A la première marque,
son avance est de 29 secondes.
Mais les Transalpins peuvent redouter le fameux
bord de portant, où BMW Oracle a montré ces derniers
jours une nette supériorité. Pas question de reproduire
les mêmes erreurs que mardi en laissant des ouvertures
aux Américains. Chaque tentative de Chris Dickson
est ainsi couverte par Luna Rossa et à la deuxième
marque, le résultat se confirme : 24 secondes.
La cellule arrière italienne remporte alors un second
défi, celui de trouver le bon compromis entre garder
le contrôle sur son adversaire et continuer de jouer
les bascules de vent.
Dans le deuxième près, Luna Rossa creuse l'écart
à 45 secondes et finit par l'emporter après une
bataille d'empannages face à USA 98.
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