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Dans la quatrième manche,
Luna Rossa Challenge et Team NZ ont une fois de
plus dominé leur adversaire.
Match 4 – Luna Rossa bat BMW Oracle Racing (0'23")
La brise thermique désormais bien établie sur la
zone de course – avec 10 à 12 nœuds aujourd’hui-,
pousse généralement les équipages à rechercher la
droite du parcours, là où le vent a tendance à tourner,
en suivant la course du soleil.
C’est ce que réussissent à faire Chris Dickson et
ses compères, tandis que Luna Rossa, plus rapide
au moment du coup de canon, s’élance sous leur vent.
Les deux adversaires débutent le premier louvoyage
par un long pas de deux bâbord amure où les Italiens,
supérieurs en cap, maintiennent une avance permanente
d’une demi longueur. Au premier croisement, ITA
94 mène le bal de quelques mètres.
Le duel de virements de bord qui suit reste à l’avantage
du team transalpin et coûte à USA 98 son flipper
tribord (un système du gréement permettant d’optimiser
l’écoulement du vent entre la grand-voile et le
génois).
Résultat : pour la quatrième fois (sur 4), Spithill
et son équipe enroulent la première marque en tête.
Et pour la quatrième fois, les Américains, 13 secondes
derrière, se retrouvent dans le rôle du chasseur,
à l’affût d’une proie bien difficile à piéger.
L’écart entre les deux bateaux est pratiquement
similaire après le portant (12 secondes) au moment
où Dickson et ses stratèges Isler, Doyle et Brady,
tentent leur va-tout en partant à fond sur la gauche.
Impassible et sûr de ses choix stratégiques, Torben
Grael, le tacticien de Luna Rossa, prend le risque
de laisser partir son rival à l’opposé du plan d’eau
et de laisser se un écart latéral de plus de 2600
mètres. Lorsque les deux bateaux se retrouvent à
la fin du bord, ITA 94 a encore augmenté son avance.
Avec 29 secondes de marge à la dernière bouée, les
équipiers de Luna Rossa peuvent envoyer sereinement
le spi et glisser vers une troisième et précieuse
victoire.
Match 4 – Team New Zealand bat Desafío Español
(0'42")
L’autre match du jour s’est déroulé sur un scénario
quasiment identique, avec l’équipe Kiwi dans le
rôle du leader et le challenger local dans celui
du chasseur.
A une différence près : l’écart entre les deux protagonistes
est supérieur dès la première marque et ne cessera
de s’accroître aux passages suivants, offrant à
Dean Barker et ses acolytes une victoire relativement
facile.
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