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A ce rythme, le verdict des demi-finales
de la Louis Vuitton Cup risque de tomber plus rapidement
que prévu.
Après une quatrième victoire aujourd'hui dans l'arène
valencienne, les Italiens et les Néo-zélandais pourraient
dès dimanche atteindre les finales des séries éliminatoires.
Match 5 – Luna Rossa bat BMW Oracle Racing. (1'57'')
James Spithill impressionne de jour en jour. Pour
la quatrième fois consécutive, le jeune surdoué
australien, à la barre de Luna Rossa, survole les
phases de pré-départ. Au point de mettre en doute
son homologue néo-zélandais à bord de BMW Oracle.
Chris Dickson est ainsi poussé à l'erreur par un
Spithill survolté qui ne lui laisse aucune chance.
Alors que les deux Class America sont sous la ligne
à la bouée, BMW Oracle écope d'une première pénalité
pour un refus de tribord sur Luna Rossa et d'une
deuxième dans la foulée, pour avoir abattu trop
rapidement sans laisser la place suffisante à l'autre
bateau.
La jupe de USA 98 vient même toucher ITA 94. C'est
le pavillon rouge. Les Italiens en profitent alors
pour s'élancer en tête sur la gauche, pendant que
leur adversaire doit effectuer sa première pénalité.
Le reste du match est presque joué d'avance.
Luna Rossa contrôle et creuse l'écart à chaque passage
de marque pour franchir la ligne d'arrivée avec
un delta de 1 minute et 57 secondes.
Pour accéder aux finales de la Louis Vuitton Cup,
les hommes de Chris Dickson doivent maintenant remporter
les quatre prochains matches. Dès demain, BMW Oracle
pourrait voir la course à la 32e America's Cup s'arrêter
net sur un 5-1, comme en 2003 face à Alinghi.
A la différence près que les Américains ne seraient
pas éliminés en finale, mais dès les demi-finales.
Du jamais vu dans l'histoire de l'America's Cup.
Match 5 - Team New Zealand bat Desafío Español
(1'49'')
Le contrôle, toujours le contrôle. Dans un style
kiwi décidément très efficace, l'équipage de Dean
Barker s'impose assez facilement devant le challenger
espagnol.
Le meilleur départ revient pourtant à Karol Jablonski,
qui emmène NZL 92 côté bateau comité et l'oblige
à effectuer un virement supplémentaire avant de
rejoindre la ligne de départ.
Le Desafío Español prend l'avantage du côté gauche
du parcours, mais après un long bord tribord amures,
Emirates Team New Zealand réduit l'écart et provoque
un duel de virements dont il sort vainqueur.
De 35 secondes à la première bouée au vent, le retard
de l'équipe espagnole passe à 1:15 à la dernière
marque.
L'équipe ibérique reste impuissante face à la suprématie
néo-zélandaise. Elle encaisse une sévère défaite
de 1 minute et 49 secondes sur la ligne d'arrivée.
Une grosse déception pour le public espagnol venu
nombreux ce samedi assister aux régates.
Demain, le Desafío Español aura une dernière chance
de poursuivre un peu plus loin cette belle aventure
dans la 32e America's Cup.
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