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Si le Desafío est parvenu à
remporter un nouveau point, Luna Rossa créé
la sensation en élininant les américains.
Match 6 – Desafío Español bat Team New Zealand
(0'15")
Non, le challenger local n’était pas disposé aujourd’hui
à accepter un dépeçage en bonne et due forme devant
ses aficionados. Karol Jablonski et ses hommes ont
eu les bons réflexes, un instinct de survie qui
leur permet de repousser leur mise à mort de quelques
jours. A moins qu’ils n’arrivent plus haut.
D’abord auteurs d’un excellent départ bâbord, au
bateau comité, les Espagnols, collés sous le vent
de NZL 92 obligent Dean Barker à virer. Sur la droite
du parcours, dans le dernier tiers du bord de près,
ESP 97 prend les commandes et enroule la bouée 12
secondes devant son poursuivant.
Ils vont mener dès lors un match d’une rare intensité
en résistant jusqu’au bout à la pression néo-zélandaise.
Ces derniers reviennent pourtant frôler le tableau
arrière du bateau vert (8 secondes) avant la descente
sous spi vers l’arrivée. Mais ils ne parviendront
pas à inverser la tendance. Au moment de couper
la ligne, l’équipage d’ESP 97 est littéralement
ovationné par une foule de supporters.
A bord, les équipiers s’embrassent et se félicitent
tandis que Karol Jablonski, d’habitude si peu démonstratif,
lève le poing en l’air. Le Desafío a sauvé sa peau
mais reste en sursis. Il sera de retour mardi pour
une septième confrontation avec les Néo-zélandais,
après un jour de repos programmé lundi.
Match 6 - Luna Rossa bat BMW Oracle Racing (0'33'')
Ce midi, Luna Rossa Challenge quittait le quai dans
un concert de klaxons et de cornes de brume, comme
une prémonition de victoire.
"Ce qui fait la force de Luna Rossa, c’est
cette combinaison particulière entre Spithill et
Torben Grael", déclarait hier John Bertrand
le vainqueur de la Coupe en 1983. "Torben est
un phénomène, sa culture est celle de l’olympisme,
en tactique, il joue avec le vent. Et c’est ce pourquoi
ils sont si difficile à battre : ils ne jouent pas
le même jeu que les autres".
Aujourd’hui encore, ils ont été imbattables. La
volte face de dernière minute opérée chez BMW Oracle
Racing qui annonçait ce matin un changement de barreur,
a été sans effet.
Sten Mohr, l’homme de la dernière chance, prenait
la place de Chris Dickson, débarqué suite à ses
piètres prestations dans ces demi-finales. Mais
le Danois, ancien N°1 mondial de match racing, est
resté impuissant face à la machine à gagner italienne.
Une fois de plus, Spithill se fait le maître incontesté
du pré-départ, emmenant son adversaire à sa guise,
avant de s’élancer à la bouée, avec quelques mètres
d’avance, sur la gauche du plan d’eau.
L’option paye instantanément. Petit à petit, les
Américains voient défiler les longueurs qui les
séparent du tableau arrière italien. Ils ne reviendront
jamais au contact.
Après six jours de régate, voilà les Italiens qualifiés
en finale de la Louis Vuitton Cup (5-1).
Cette élimination précoce d’un challenger Américain
dans la course à l’Aiguière d’argent est un fait
historique. En 2000 et 2003, les meilleurs représentants
US s’étaient inclinés en finale de la Louis Vuitton
Cup. Depuis leur malheureuse défense en 1995, ils
n’ont jamais été aussi éloignés du trophée qu’ils
ont créé il y a 156 ans.
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