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C’était un match couperet pour
les Espagnols. Et cette fois, ils n’ont pas résisté
à l’estocade Kiwi.
Match 7 – Team New Zealand bat Desafío Español
(1'18'')
Cet ultime match a offert des images inédites des
bateaux ferraillant dans la baie de Valencia : cockpits
transformés en baignoire à chaque coup de gite,
régleurs sous le vent barbotant dans leur baquet,
équipiers espagnols armés de seaux pour écoper les
paquets de mer…. A l’avant, les soutes se sont transformées
en cavernes ruisselantes, tandis qu’un équipier
néo-zélandais se blessait au doigt.
Dans des conditions de navigation plus proches de
celles de la baie d’Hauraki en hiver que de Valencia
en été, l’aptitude des équipages à bien manœuvrer
dans la brise mais aussi la fiabilité du matériel
auraient pu influencer le dénouement de ce match.
Mais il n’en fut rien.
C’est un leitmotiv dans ces demi-finales : les victoires
se jouent dans le pré-départ grâce à la capacité
des barreurs à neutraliser très tôt leur adversaire.
Aujourd’hui, c’est Dean Barker qui a contrôlé cette
phase du jeu. A une minute du coup de canon, le
barreur de NZL 92 réussit à pousser ESP 97 hors
du cadre, puis se place tranquillement devant son
étrave pour couper la ligne avec plus de deux longueurs
de marge.
A l’aise dans les conditions ventées rencontrées
cet hiver lors de leurs entraînements à Auckland,
les Néo-zélandais se contentent de faire fructifier
leur avance et de couvrir le moindre mouvement de
leur rival, au moins dans le premier louvoyage.
Les deux longueurs de bonus se transforment vite
en centaines de mètres et les 38 secondes à la bouée
au vent vont passer à 1:38 sur la ligne d’arrivée.
La victoire d’Emirates Team New Zealand est sans
appel.
Les hommes de Grant Dalton ont rempli une partie
de leur contrat. Dès le 1er juin, ils seront opposés
aux excellents Italiens de Luna Rossa dans la finale
de la Louis Vuitton Cup.
Au moment de franchir la ligne d’arrivée, les équipiers
du Desafío vont se féliciter malgré la déception.
Karol Jablonski, Luis Doreste, John Cutler et consorts
réalisent une performance jamais égalée par un syndicat
espagnol en quatre tentatives : atteindre les demi-finales
de la Louis Vuitton Cup.
Ils quittent la compétition la tête haute après
avoir infligé deux défaites au favori kiwi. Leur
excellente prestation crée un précédent dans l’histoire
de la Coupe et tout porte à croire qu’ils seront
de retour dès la 33e édition.
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