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Outre qu'ils encaissent une troisième
défaite consécutive, les italiens
semblent clairement dominés.
Match 3 – Team New Zealand bat Luna Rossa (1'38'')
C'était le match à ne pas perdre pour les Italiens.
Après une première rencontre très serrée vendredi,
et une seconde déjà moins réussie hier, Luna Rossa
devait absolument marquer un point cet après-midi
pour éviter de voir l'incertitude gagner du terrain.
Le match avait pourtant bien commencé pour l'équipage
transalpin. Dans le pré-départ, Spithill parvient
à emmener son adversaire côté comité et à revenir
plus vite sur la ligne. Il s'élance du côté gauche
avec une longueur d'avance sur les Kiwis.
Mais cette position s'avère rapidement défavorable
puisque le bateau noir n'a aucun mal à doubler ITA
94 dès le premier bord. S'agit-il d'une erreur de
l'équipe météo italienne – ce qui est peu probable
- ou du choix du barreur australien qui craignait
peut-être de revivre le même scénario qu'hier, en
privilégiant l'option météo plutôt que le placement
au départ ?
"Nous avions les mêmes informations météo que
les jours précédents", a expliqué à
ce propos Ben Durham, membre de la cellule arrière
de Luna Rossa Challenge. "Nous avons décidé
de prendre un départ qui nous permettait de franchir
la ligne avec un maximum de vitesse. Mais les Kiwis
ont eu plus de pression à droite et ils ont vite
réussi à reprendre les commandes.”
Quoiqu'il en soit, NLZ 92 s'impose très vite en
maître du jeu, grâce à une meilleure vitesse et
à un meilleur cap. Il faut dire que le Class America
néo-zélandais est plus à l'aise que son homologue
italien dans un vent inférieur à 10 nœuds. A la
première marque, les Kiwis ont déjà 40 secondes
d'avance.
Le reste du match tourne à la punition pour les
hommes de Luna Rossa qui assistent impuissants à
la suprématie néo-zélandaise. Ils résistent un moment
en maintenant l'écart à 55 secondes à la dernière
marque, mais dans le dernier portant, les guerriers
kiwis enfoncent un peu plus le couteau dans la plaie,
avec plus de 400 mètres d'avance à l'approche de
la ligne d'arrivée.
La pilule est dure à avaler pour les Italiens. Il
y a quelques jours, tout le monde s'attendait à
des finales très disputées, mais match après match
les deltas ne cessent d'augmenter aux passages de
bouées et l'équipe d'Emirates Team New Zealand paraît
de plus en plus sûre d'elle.
Demain, les deux finalistes auront un jour de repos.
L'occasion pour les Italiens de se remettre de leurs
émotions et de tenter éventuellement des modifications
de dernière minute pour revenir dans le jeu.
Outre les performances du bateau, l'équipe de Luna
Rossa connaît les points à améliorer.
"Ces trois derniers jours, Emirates Team New Zealand
a été meilleur que nous dans sa manière de prendre
les départs et dans son aptitude à bénéficier de
la première bascule de vent. C’est dans ces secteurs
qu’il faut progresser", déclarait Ben Durham de
la cellule arrière italienne.
Une journée suffira t'elle ?
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