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Dès demain, chaque face à face
sera pour le syndicat de Patrizio Bertelli une question
de vie ou de mort.
Match 4 – Team New Zealand bat Luna Rossa (0'52'')
Après un retard de 20 minutes en attendant l’installation
du vent, irrégulier en direction et plus faible
que prévu (7 à 9 nœuds de nord-est), les deux Class
America s’élancent à égalité, sur des bords opposés
: Luna Rossa à droite au comité, Emirates Team New
Zealand à gauche en bout de ligne.
Une minute après le coup de canon, l’écart latéral
entre les bateaux dépasse le kilomètre. Mais les
Kiwis, qui n’aiment généralement pas perdre de vue
leur concurrent, finissent par virer pour revenir
au contact.
Et pour la première fois depuis le début de ces
finales, l’étrave de Luna Rossa croise devant celle
d’Emirates Team New Zealand. Les Italiens ont en
effet profité d’une généreuse bascule du vent à
droite qui leur offre 100 mètres d’avance.
Selon la sacro sainte règle statistique qui veut
que le bateau leader au premier croisement remporte
le match, les spectateurs croient alors au possible
retour au score des Italiens.
A bord d’ITA 94, Spithill et ses comparses y croient
aussi. Mais leurs espoirs seront de courte durée.
Dans les minutes qui suivent, ils réalisent que
leur adversaire avait deux coups d’avance sur l’échiquier.
Au deuxième croisement, ETNZ est déjà revenu au
contact à la faveur d’un autre caprice d’Eole. Le
vent a basculé cette fois de 10 degrés sur la gauche.
Luna Rossa commet l’erreur de virer trop tôt pour
avoir la même pression, au lieu de virer au dessus
pour les repousser à gauche.
Les italiens se retrouvent dès lors sous
le vent de leurs adversaires et NZL 92 est bientôt
en mesure d’écraser ITA 94 en cap et en vitesse.
Très rapidement, Barker reprend les commandes de
la course : il ne lui reste plus qu’à pousser le
bateau gris au dessus de la layline tribord pour
enrouler la première bouée avec une marge de 19
secondes.
"Nous voulions protéger la droite mais la pression
dont a bénéficié ETNZ n'est pas venue jusqu'à nous",
expliquait un Torben Grael défait à
la conférence de presse d'après-course.
"Après cela nous avons eu du mal à revenir
car nous n'étions pas dans une bonne position. Ce
sont des choses difficiles à prévoir".
"La droite a payé, mais trop tard et nous n'avons
pas pu en bénéficier", a t-il ensuite ajouté.
"L'option de notre équipe météo était bonne
et nous avons eu ce que nous voulions au départ.
J'ai une totale confiance en l'équipe météo. Nous
avons fait deux campagnes ensemble et nous nous
entendons très bien. C'est à nous de faire bon usage
de leurs informations".
Sous spi, le scénario des trois matchs précédents
se répète : dans le rôle du chasseur impuissant,
Luna Rossa est de nouveau dans l’attente d’un signe
des cieux. Mais l’équipe de Francesco de Angelis
ne trouve aucune solution valable pour renverser
la tendance.
Dans les bords suivants, alors que les Italiens
tentent des options opposées à leur rival, l’écart
va se creuser inexorablement et se transformer en
fossé.
Ce soir, le challenger de l’hémisphère sud s’est
hissé à un point du bonheur tandis que les Italiens
ont grillé tous leurs jokers. Mercredi, la messe
pourrait être dite.
Ce serait alors la toute première fois qu’une finale
de la Louis Vuitton Cup se joue en 5-0…
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