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LOUIS VUITTON CUP
Valence (ESP) - 16 Avril/12 juin 2007
      
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 Les kiwis à un point de la Coupe (05/06/07)
(source : America's Cup
)

Dès demain, chaque face à face sera pour le syndicat de Patrizio Bertelli une question de vie ou de mort.

Match 4 – Team New Zealand bat Luna Rossa (0'52'')

Après un retard de 20 minutes en attendant l’installation du vent, irrégulier en direction et plus faible que prévu (7 à 9 nœuds de nord-est), les deux Class America s’élancent à égalité, sur des bords opposés : Luna Rossa à droite au comité, Emirates Team New Zealand à gauche en bout de ligne.

Une minute après le coup de canon, l’écart latéral entre les bateaux dépasse le kilomètre. Mais les Kiwis, qui n’aiment généralement pas perdre de vue leur concurrent, finissent par virer pour revenir au contact.

Et pour la première fois depuis le début de ces finales, l’étrave de Luna Rossa croise devant celle d’Emirates Team New Zealand. Les Italiens ont en effet profité d’une généreuse bascule du vent à droite qui leur offre 100 mètres d’avance.

Selon la sacro sainte règle statistique qui veut que le bateau leader au premier croisement remporte le match, les spectateurs croient alors au possible retour au score des Italiens.

A bord d’ITA 94, Spithill et ses comparses y croient aussi. Mais leurs espoirs seront de courte durée. Dans les minutes qui suivent, ils réalisent que leur adversaire avait deux coups d’avance sur l’échiquier.

Au deuxième croisement, ETNZ est déjà revenu au contact à la faveur d’un autre caprice d’Eole. Le vent a basculé cette fois de 10 degrés sur la gauche. Luna Rossa commet l’erreur de virer trop tôt pour avoir la même pression, au lieu de virer au dessus pour les repousser à gauche.

Les italiens se retrouvent dès lors sous le vent de leurs adversaires et NZL 92 est bientôt en mesure d’écraser ITA 94 en cap et en vitesse.

Très rapidement, Barker reprend les commandes de la course : il ne lui reste plus qu’à pousser le bateau gris au dessus de la layline tribord pour enrouler la première bouée avec une marge de 19 secondes.

"Nous voulions protéger la droite mais la pression dont a bénéficié ETNZ n'est pas venue jusqu'à nous", expliquait un Torben Grael défait à la conférence de presse d'après-course. "Après cela nous avons eu du mal à revenir car nous n'étions pas dans une bonne position. Ce sont des choses difficiles à prévoir".

"La droite a payé, mais trop tard et nous n'avons pas pu en bénéficier", a t-il ensuite ajouté. "L'option de notre équipe météo était bonne et nous avons eu ce que nous voulions au départ. J'ai une totale confiance en l'équipe météo. Nous avons fait deux campagnes ensemble et nous nous entendons très bien. C'est à nous de faire bon usage de leurs informations".

Sous spi, le scénario des trois matchs précédents se répète : dans le rôle du chasseur impuissant, Luna Rossa est de nouveau dans l’attente d’un signe des cieux. Mais l’équipe de Francesco de Angelis ne trouve aucune solution valable pour renverser la tendance.

Dans les bords suivants, alors que les Italiens tentent des options opposées à leur rival, l’écart va se creuser inexorablement et se transformer en fossé.

Ce soir, le challenger de l’hémisphère sud s’est hissé à un point du bonheur tandis que les Italiens ont grillé tous leurs jokers. Mercredi, la messe pourrait être dite.

Ce serait alors la toute première fois qu’une finale de la Louis Vuitton Cup se joue en 5-0…

 
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