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Moins de 48 heures après
la fin de la LV Cup, les italiens se sont offerts
le match qu'il n'auront pas.
"Étant le seul des semi-finalistes a ne pas
avoir navigué contre Alinghi, Luna Rossa
a décider de le faire", expliquait hier
le syndicat de Patrizio Bertelli dans un communiqué
de presse.
De fait, le Defender aura pu se mesurer avec le
Team New Zealand deux jours avant la finale de la
LV Cup et avec les espagnols quelques jours plus
tard.
À bord du ITA 94, toute l'équipe A était
là avec James Spithill à la barre
et Torben Grael à la tactique.
Donnant un peu plus de corps aux rumeurs concordantes
qui le voit avoir pris le dessus, le Defender avait
confié la barre à l'americain Ed Baird
(l'inamovible Brad Butterworth étant bien
évidemment en charge de la tactique).
Les avis divergent en revanche quant au bateau utilisés
par les suisses, plusieurs commentateurs pariant
cependant sans beaucoup d'élément
sur le SUI 91.
Annoncés haut et fort par Luna Rossa, les
entraînements du jour avaient bien évidemment
attirés beaucoup de monde sur l'eau, notamment
des supporters italiens qui avaient prévus
de voir leur équipe en compétition
ce week-end.
Malgré cela, une vraie confusion existe quant
aux résultats des trois manches courues cet
après-midi dans des airs si légers
qu'une vraie compétition ne se serait sans
doute pas tenue.
Limité à un départ, le premier
duel semble avoir été remporté
par les suisses après un long dialup.
Dans une seconde course à peine plus longue,
la phase de pré-départ a été
particulièrement aggressive et aurait tourné
à l'avantage de James Spithill et des siens.
Partis sur la droite quasiment arrêtés,
les suisses ont cependant bénéficié
d'une bascule très favorable et, peu avant
que la course soit arrêtée, ont viré
très largement en tête au premier croisement.
En revanche, la dernière des trois séries
a clairement tournée au bénéfice
des italiens. Partis devant, ils ont fait toute
la course en tête, Alinghi demandant grâce
à la porte sous le vent après avoir
raté une manœuvre et déchiré
un spi.
Des résultats à prendre avec beaucoup
de précautions mais qui, point sur lequel
tout le monde paraît s'accorder, ne montrent
pas une domination suisse à hauteur de ce
qui est annoncé.
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