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  Luna Rossa dans l'expectative (14/06/07)
 (sources : Sport Economy & International Herald Tribune)

À l'instar de la plupart des équipes européennes, le syndicat italien réserve sa position quant au futur.

"Plus jamais", avait déclaré Patrizio Bertelli, le patron du Luna Rossa Challenge après la dernière America's Cup. Il faut dire que les investissements supplémentaires consentis alors n'avaient eu pour seul effet que de l'éloigner un peu plus du titre suprême.

Mais les bateaux gris étaient quand même là à Valence et, malgré la très sévère défaite enregistrée en finale de la Louis Vuitton Cup contre Luna Rossa, on peut considéder que le bilan de cette troisième campagne est plus que positif.

En se rappelant de la joie que manifestait Bertelli après avoir séchement renvoyé BMW Oracle Racing aux États-Unis, on peut parier sans prendre de grands risques que l'idée de repartir le chatouille déjà fortement.

"Il faut voir si la prochaine Coupe se déroule en Europe ou en Nouvelle-Zélande", expliquait-il très prudemment à ce propos Patrizio Bertelli en début de semaine.

"Selon le lieu, les coûts de l'aventure et le temps de préparation seront très différents. Ça pourrait même changer le format de la compétition. Il faut donc évaluer encore beaucoup de chose".

Dorénavant installé comme une des figures incontournables de l'America's Cup, Bertelli ne peut dissimuler qu'il est avant tout frappé de ce curieux virus qui a déjà conduit nombre de ses prédécesseurs à egloutir des millions. Souvent en pure perte.

"L'America's Cup n'est pas quelque chose de logique", reconnaît l'intéressé. "C'est l'expression ultime de quelque chose de déraisonnabble et peut être est-ce pour cela qu'elle est si envoutante."

Même s'il refuse de se prononcer quant à la 33e édition, Bertelli ne fait pas mystère du fait qu'il a d'ores et déjà des idées bien arrêtées sur ce qu'elle devrait être.

"Un cycle de deux ans nous éloignerait de ce sens de l'aventure et de cette impression particulière de vivre un évènement exceptionnel", affirme t-il, appelant à ne jamais perdre de vue que l'attrait sportif doit primer sur le reste.

Saluant l'apport dorénavant quasi-incontesté de l'idée des "Acts" introductifs, il explique ainsi que, au-delà d'être envisagés comme une vitrine pour les sponsors, ils devraient être pleinement intégrés dans le processus de sélection des challengers.

"Servant de tamis pour designer huit ou dix challengers, elles gagneraient beaucoup en intérêt", explique t-il. "Dans cette optique, ça ne serait plus de simples rendez-vous promotionnels mais bien de vrais évènements sportifs".

Manifestement pas entièrement convaincu par la manière dont a travaillé ACM, organisme officiellement indépendant mais pensé et mis en place par Alingi, Patrizio Bertelli considère que le plus important est que les challengers puissent reprendre le contrôle de leur propre compétition.

"C'est une bonne idée que de mettre en place une organisation chapeau", indique t-il. "Ça fait incontestablement sens mais elle ne doit pas être managée par le Defender".

Autant d'idées qu'il serait évidemment plus facile à mettre en pratique si les italiens se retrouvait détenteur de la Coupe.

"Nous construisons pas à pas", conclut-il. "Rappelez-vous qu'il aura fallu quatre campagne a Team New Zealand pour remporter finalement l'America's Cup."

 
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