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À l'instar de la plupart des équipes
européennes, le syndicat italien réserve
sa position quant au futur.
"Plus jamais", avait déclaré
Patrizio Bertelli, le patron du Luna Rossa Challenge
après la dernière America's Cup. Il
faut dire que les investissements supplémentaires
consentis alors n'avaient eu pour seul effet que
de l'éloigner un peu plus du titre suprême.
Mais les bateaux gris étaient quand même
là à Valence et, malgré la
très sévère défaite
enregistrée en finale de la Louis Vuitton
Cup contre Luna Rossa, on peut considéder
que le bilan de cette troisième campagne
est plus que positif.
En se rappelant de la joie que manifestait Bertelli
après avoir séchement renvoyé
BMW Oracle Racing aux États-Unis, on peut parier
sans prendre de grands risques que l'idée
de repartir le chatouille déjà fortement.
"Il faut voir si la prochaine Coupe se déroule
en Europe ou en Nouvelle-Zélande", expliquait-il
très prudemment à ce propos Patrizio
Bertelli en début de semaine.
"Selon le lieu, les coûts de l'aventure
et le temps de préparation seront très
différents. Ça pourrait même changer
le format de la compétition. Il faut donc
évaluer encore beaucoup de chose".
Dorénavant installé comme une des
figures incontournables de l'America's Cup, Bertelli
ne peut dissimuler qu'il est avant tout frappé
de ce curieux virus qui a déjà conduit
nombre de ses prédécesseurs à
egloutir des millions. Souvent en pure perte.
"L'America's Cup n'est pas quelque chose de
logique", reconnaît l'intéressé.
"C'est l'expression ultime de quelque chose
de déraisonnabble et peut être est-ce
pour cela qu'elle est si envoutante."
Même s'il refuse de se prononcer quant à
la 33e édition, Bertelli ne fait pas mystère
du fait qu'il a d'ores et déjà des
idées bien arrêtées sur ce qu'elle
devrait être.
"Un cycle de deux ans nous éloignerait
de ce sens de l'aventure et de cette impression
particulière de vivre un évènement
exceptionnel", affirme t-il, appelant à
ne jamais perdre de vue que l'attrait sportif doit
primer sur le reste.
Saluant l'apport dorénavant quasi-incontesté
de l'idée des "Acts" introductifs,
il explique ainsi que, au-delà d'être
envisagés comme une vitrine pour les sponsors,
ils devraient être pleinement intégrés
dans le processus de sélection des challengers.
"Servant de tamis pour designer huit ou dix
challengers, elles gagneraient beaucoup en intérêt",
explique t-il. "Dans cette optique, ça
ne serait plus de simples rendez-vous promotionnels
mais bien de vrais évènements sportifs".
Manifestement pas entièrement convaincu par
la manière dont a travaillé ACM, organisme
officiellement indépendant mais pensé
et mis en place par Alingi, Patrizio Bertelli considère
que le plus important est que les challengers puissent
reprendre le contrôle de leur propre compétition.
"C'est une bonne idée que de mettre
en place une organisation chapeau", indique
t-il. "Ça fait incontestablement sens mais
elle ne doit pas être managée par le
Defender".
Autant d'idées qu'il serait évidemment
plus facile à mettre en pratique si les italiens
se retrouvait détenteur de la Coupe.
"Nous construisons pas à pas",
conclut-il. "Rappelez-vous qu'il aura fallu
quatre campagne a Team New Zealand pour remporter
finalement l'America's Cup."
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