La Cour suprême de New York
donne raison au Golden Gate Yacht Club contre la
Société Nautique de Genève.
Dévoilée aujourd'hui, la décision
du juge Herman Cahn déclare que le Club Nautico
de Vela Español (CNEV) ne peut être considéré
comme un challenger of record valide et, de ce fait,
c'est a priori le syndicat américain qui
devrait endosser le rôle.
"Nous sommes ravis de cette décision
qui permettra à tous de travailler très
vite à remettre l'America's Cup sur les rails",
s'est sans surprise félicité Russell
Coutts, successeur de son compatriote Chris Dickson
à la tête de l'équipe victorieuse.
Loin de privilégier l'idée d'une sinistre
bataille entre deux catamarans, scénario
à peine modifié du "Mismatch"
de 1988, les américains adoptent une position
en apparence conciliante.
"Nous allons immédiatemment nous employer
à rencontrer les autres challengers pour
élaborer d'un commun accord un ensemble de
règles justes", a expliqué à
ce propos le néo-zélandais. "Nous
serions enchantés si nous pouvions aller
naviguer en laissant derrière nous ces quelques
derniers mois".
Réaction évidemment bien différente
du côté d'Alinghi et des organisateurs
suisses qui se trouvent dorénavant dans une
position difficile.
"La décision du juge rendue aujourd'hui contre
la validité du Club Náutico Español de Vela (CNEV),
Challenger of Record, est une déception pour la
Société Nautique de Genève (SNG), AC Management
(ACM), Alinghi et les sept Challengers inscrits
", explique aujourd'hui un communiqué
des intéressés. "Cette décision
va maintenant être réexaminée et les différentes
options offertes par le Deed of Gift seront analysées".
Même son de cloche du côté d'Ernesto
Bertarelli, Président d'Alinghi qui, tout en insistant
sur le fait que la décision est basée
sur un "détail technique", semble ouvrir
la voie à une reprise des discussions.
"Nnous avons maintenant hâte d'entamer les
discussions avec le Golden Gate Yacht Club pour
assurer le bon fonctionnement de l'America's Cup"",
explique en effet le milliardaire suisse, manifestement
prêts à négocier.