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TEAM ORIGIN



  Onze challengers en Nouvelle-zélande ? (11/06/07)
 (sources : NZ Herald & The Telegraph)

Nombreux sont les analystes de la Coupe à pronostiquer une 33e édition difficile en cas de victoire kiwie.

Après que plusieurs des équipes potentiellement intéressées aient fait connaître leurs inquiétudes quant à un retour de la Coupe en Nouvelle-Zélande, Grant Dalton assume sans aucun complexe.

"Beaucoup d'équipes ne veulent pas que la Coupe retourne de l'autre côté de la Terre et au milieu de la nuit", constate avec amusement le patron du Team NZ.

De fait, même si toutes les équipes n'ont pas trouvé aussi facilement qu'annoncé les ressources adéquates, personne ne pense à contester que la 32e édition est d'ores et déjà une magnifique réussite sur le plan commercial.

Le second grand point d'interrogation quant à un retour de la Coupe sur le golfe d'Hauraki concerne le fait que les néo-zélandais ne font pas mystère de leur intention de revenir sur l'abolition des règles de nationalité mise en place par les suisses.

"Une des pierres angulaires permettant de créer un environnement propice est de ramener la Coupe à son statut de compétition entre nation", affirme ainsi Grant Dalton, soulignant au passage qu'une telle évolution ne pourrait qu'être favorable à ses compatriotes.

Partant de l'idée - qui n'a rien d'improbable - que le Team NZ récupère le trophée cédé en 2003 à Alinghi, le New Zealand Herald dresse une liste des présents potentiels.

Bien que Keith Mills ait fait savoir il y a peu qu'une victoire kiwie l'obligerait à réexaminer son projet, le journal néo-zélandais veut croire que le Team Origin sera là.

"Un possible challenger of record pourrait être le nouveau challenger Origin", écrit sa journaliste Julie Ash, soulignant le fait que la démarche initiée en Grande-Bretagne devrait pouvoir sans difficulté s'accomoder de règles de nationalités plus strictes.

"Les sud-africains de Shosholoza, les espagnols du Desafio et les italiens de Mascalzone Latino et de Luna Rossa ont également de très forts liens de nationalité", observe la journaliste néo-zélandaise, "s'ils arrivent à trouver l'argent, le total pourrait être porté à cinq.

Rappelant que la 31e America's Cup avait vu les américains débarquer en nombre à Auckland et que Larry Ellison a d'ores et déjà donné son feu vert, le New Zealand Herald estime qu'un chiffre de deux syndicats américains reste du domaine du plausible.

Malgré les difficultés financières rencontrées dans le cadre de la 32e édition et le caractère encore embryonnaire de la structure montée autour du China Team, le journal kiwi compte de la même façon sur une nouvelle participation chinoise.

Alors que les situations auraient pu être considérées comme assez similaire, l'article écarte les allemands et n'envisage l'idée d'une participation française que du bout des lèvres.

"Ce sera difficile pour [les allemands et les français] d'être sur les rangs à Auckland", est-il ainsi expliqué.

"Mais la France a une longue histoire avec la Coupe et beaucoup d'excellents marins. Peut-être seront-il aidé par le faible coût de la vie à Auckland".

Ainsi parvenu à neuf syndicats possibles, le New Zealand Herald souligne que, au-delà de la seule proximité géographique, les performances de gens comme James Spithill, Grant Simmer ou Adam Beashel pourrait ranimer la flamme du côté de l'Australie.

"En incluant ce syndicat australien et l'un des autres pays ayant déjà manifesté leur intérêt [la Corée, la Malaisie et le Moyen-Orient], on arrive à un total de onze, ce qui est parfait".

De son côté, le journaliste du New York Times Christopher Clarey apporte de l'eau au moulin kiwi en soulignant que l'organisation de pré-régates au quatre coins du Monde peut relativiser l'impact de l'éloignement géographique.

"Ce concept pourrait booster l'intérêt commercial d'une nouvelle Coupe en Nouvelle-Zélande", écrit l'américain. "Ceci permet en effet aux sponsors de bénéficier d'une large fenêtre commercial avant que la Coupe ne retrouve les eaux pures et éloignées du golfe d'Hauraki".

De fait, que le gagnant soit Alinghi ou le Team NZ, l'idée de régates en Europe, à Dubai ou encore aux États-Unis n'est ni plus ni moins complexe à mettre en œuvre.

"Ainsi, avec onze challengers potentiels et des pré-régates autour du Monde, le retour de la Coupe à Auckland ne sonne plus aussi irréaliste", conclut le journal néo-zélandais, maintenant la foi des fans de la Coupe.

 
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